Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

Savoir, Savoir-faire, Savoir-être – Chapitre 3

L’inconfort du Nouveau-Né

Ou comment bien connaître le nouveau-né nous aide dans notre pratique

 

 « les mains sur la peau touche l’âme à vif »

Christian Bobin

 

Dans les précédents articles nous avons abordé le développement de la colonne vertébrale du nouveau-né et l’importance de la position en C, puis l’éveil des sens où l’on voit combien le nouveau-né baigne dans la sensorialité. Nous allons maintenant aborder les signes d’inconfort.

Juste avant de se mettre à pleurer, le nouveau-né montre de nombreux signes (parfois très discrets) qu’il a besoin d’une pause. Faire cette pause, changer de position, chanter, bercer, emmailloter… peut permettre ainsi de traverser cette étape sans que le nouveau-né ne se désorganise (pleurs + mouvements désordonnés) ou ne se mette en retrait.

Nous attirons votre attention sur le fait que parfois le bébé est trop inconfortable, il ne supporte plus/pas la séance, il a un besoin de réconfort extrêmement important. Dans ce cas, il est de notre devoir de stopper la séance. Sur le moment, certes, il y a une déception très importante, autant du côté des parents que de notre estime de soi, mais notre travail est un partenariat avec les parents, avec l’enfant. Notre éthique professionnelle passe par le respect d’une charte de travail dans laquelle l’enfant et son bien-être sont au centre.

Avant de parler d’inconfort et des signes que le nouveau-né émet repérons ceux qui montrent qu’un nouveau-né est serein.

carolinemariephotography-151

Le bébé peut être en sommeil profond ou léger, éveillé mais calme, sa respiration est alors profonde avec une amplitude normale. Son tonus est normal, sa colonne est en C, ses membres sont fléchis. Ses éventuels mouvements sont harmonieux et variés, son visage est détendu et certaines activités motrices vont lui permettre de se réguler ( mains qui se joignent, pieds qui se touchent, la succion des doigts et l’accrochage d’objet avec les mains).

Notre but est que nos photos représentent ce nouveau-né tout tranquille, détendu, serein, paisible… aussi bien dans les bras de ses parents, que seul lors des portraits.

noe-annedelsocorro


Voici désormais les signes qui doivent nous alerter sur le possible inconfort du nourrisson que nous photographions.

Le bébé est éveillé et agité, sa respiration est superficielle et très rapide, il se peut qu’il crie, qu’il pleure.
Ses bras sont écartés, son dos est droit, il jette sa tête en arrière, donne l’impression d’être raide et ses mouvements sont désorganisés, répétitifs ou bien à l’inverse totalement absent, le bébé sera alors tout mou, comme dégoulinant.
Son visage est crispé, sourcils froncés, son regard n’est pas serein, ses bras et orteils sont figés en l’air, en éventail. Il se peut qu’il tremble, qu’il sursaute souvent, qu’il baille ou éternue de façon répétitive ou encore qu’il gémisse.

Vous pourrez constater aussi que les sollicitations tactiles, auditives, visuelles , vestibulaires entrainent une irritabilité ou à l’inverse une absence totale de réaction. Même l’alimentation peut être compliquée, le bébé se détourne, la succion est faible, simplement pas comme à l’accoutumée.
Soyez attentif à son regard qui doit vraiment être vif, pas de regard absent, qui n’accroche pas ou au contraire qui accroche à l’excès.

Certains signes peuvent paraitre effrayants mais ils sont, dans la chronologie d’un inconfort, de plus en plus importants. Si nous sommes dans une situation constante d’observation nous sommes en mesure de les constater et donc de nous adapter.
Ainsi, si le nouveau-né installé sur le coussin commence à bailler, bat des bras, éternue à répétition, il en a assez. C’est le moment d’en profiter pour changer de position, l’emmailloter, ou faire un câlin à son parent. Il retrouvera rapidement son équilibre de confort. Nos gestes doivent être contenants.

Cette balance confort/inconfort c’est notre tempo, notre musique de travail.
Ce ne sera jamais au bébé de s’adapter à cette séance mais bien à nous de nous positionner et de communiquer en tant que professionnel dédié au confort du tout-petit.

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest

Votre email n'est jamais publié ou partagé. Champs requis *

*

*