Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

Portrait de Photographe: Stéphanie de Wide Open Photographies

Rares sont celles et ceux qui ne connaissent pas encore la Wop Family mais je suis sûre que vous apprécierez de passer un peu de temps en compagnie de Stéphanie qui répond aujourd’hui à l’interview de l’APSNN. Prenez votre mug préféré avec votre thé bien chaud ou un bon petit café et venez savourer qq viennoiseries au coin du feu avec nous, vous allez découvrir ou redécouvrir la délicieuse Wopgirl de Wide Open Photographies.

Avant de parler un peu plus en détail de tes séances nouveau-né et de ton activité photo, j’aimerais que tu nous parles un peu de toi. Si tu devais te définir en 5 mots, lesquels seraient-ils?

« La meilleure maman du monde », ça marche? ah non ça c’est la réponse de ma fille ainée!

Je dirais entière, douce avec parfois un tempérament volcanique (oui oui ça existe), passionnée, dingue de design et aventurière.

Pratiques tu une activité sportive? À part t’occuper de tes 2 petites merveilles au quotidien je veux dire 😉

J’en ai fait longtemps mais ça c’était avant! Depuis la naissance de notre 2e, je n’arrive pas à trouver le temps. Alors oui pour l’instant mon seul sport c’est de courir après mes filles, monter mes escaliers, partir à l’autre bout de la France valise à la main et faire mon ménage en musique.

Quel est ta plus belle qualité? Tes amis disent de toi que tu es…

Bienveillante, je pense que c’est ce qui résume mon tempérament et ma relation avec les autres.

Et quel est ton plus grand défaut? C’est l’heure des confessions…

oulaaa…… (très) exigeante peut être 

Avec les voyages wop, ça te donne une idée des jolis coins de notre beau pays. Si tu devais déménager, quelle région aurait ta préférence si cela se présentait?

Ah ah bonne question! car dès que je rentre d’un voyage je m’imagine déjà une vie ailleurs, j’ai envie de déménager, tout changer et redécouvrir une autre région.

C’est un projet que nous avons en tête. Qui sait peut être un jour!

Pour l’instant je n’ai pas encore LA région idéale, peut être parce que je ne l’ai pas encore visitée ou que je suis trop …exigeante!

Mais il faut avouer qu’elle ressemblerait à l’accueil des plus généreux de l’Alsace, la beauté hors norme des ports et bords de mer de Bretagne, la qualité culinaire du sud ouest, les montagnes de Savoie, la campagne lyonnaise, et proche d’une frontière.

Alors ça existe? 😉

En un mot, si tu étais…. tu serais…

Un fruit – une fraise

Une destination de voyage – le vietnam

Une chanson – hometown glory d’adele

Une fleur – la fleur d’oranger

Un livre – un guide de voyage

Une couleur – le noir

Une danse – le jive

Un monument – le musée Vitra

Un film – dirty dancing! (oui j’assume)

Un sentiment – la joie

Un animal – un chat

Que faisais-tu avant d’être photographe et comment la photo est elle entrée dans ta vie?

Dans mon autre vie, j’étais architecte intérieur. Un métier que j’avais pleinement choisi et qui me plaisait beaucoup.

La photo a pris de plus en plus de place dans ma vie et un jour l’opportunité de « sauter du plongeoir » et en faire mon activité à temps plein.

La photo n’est pas entrée dans ma vie à la naissance de mes enfants, ni parce que je suis tombée dedans petite.

Même si je dois avouer que j’avais l’habitude de voir maman avec un appareil photo argentique à la main et que j’ai la chance d’avoir beaucoup de photos de moi petite.

C’est plus par hasard, en découvrant un peu plus celui qui partage ma vie aujourd’hui. Nous sommes partis vivre en Angleterre il y a maintenant 15ans (gloups..!), et l’envie de parcourir la ville par hasard. Capter des fragments de vie, des quotidiens un peu à la Doisneau. Alors bien souvent chaque soir nous prenions un bus, n’importe lequel le 1e qui venait, nous nous arrêtions à n’importe quelle station et on partait à la découverte appareil la main.

Cette « occupation » est devenue très vite une passion dévorante pour nous 2 qui donnait d’aller toujours plus loin, de maitriser l’appareil et relever des challenge photo.

Une fois rentrés en France nous nous sommes mariés et avons découvert l’univers du mariage. c’est là que nous avons plongé dedans, par le mariage.

Chemin faisant, nous avons créé notre entreprise réalisant des reportages mariage. Puis nous avons eu Anna, et la notion de famille est vite arrivée également dans notre vision photographique. 


 Comment qualifierais tu ton style en tant que photographe de NN?

Intemporel et surtout physiologique. Recréer à ma façon le cocon que le bébé a connu pendant 9 mois. C’est vraiment des plus fascinant car on découvre comme le bébé évoluait dans le ventre, les positions qu’il prenait, ses habitudes. 

Qu’est-ce qui t’importe le plus lors d’une séance photo NN? Le bien-être de bébé, la relation avec les parents, le côté artistique…)

Le plus important c’est le moment vécu, que ce soit pour le bébé que pour ses parents. Ce moment un peu hors du temps où l’on oublie les rendez vous, les heures qui passent. On profite juste de ce bébé pour l’admirer et parfois sous des angles que l’on a pas l’habitude.

As-tu réalisé plusieurs formations newborn à tes débuts? Qu’elle a été ta plus belle rencontre et que t’a t-elle le plus apporté?

J’ai suivi 2 formations. L’une avec Chelsea Stirlen qui est principalement dans le « newborn posing ». Cette journée à ses côtés a été très enrichissantes pour perfectionner ce que je connaissais déjà et apprendre de nouvelles choses. 

Mais la vraie révélation est venue de ma rencontre avec Kristen Cook. Là j’ai compris qu’au fond de moi, ce que je désirais le plus c’était photographier le nouveau-né dans toute sa pureté, dans sa nature profonde de son petit être, l’écouter, le laisser me guider, et oublier les poses toutes faites. Juste lui et rien d’autre. Car dans 5, 10, ou 40ans ce que l’on aime garder ce n’est pas la couleur du bonnet qu’il avait à 7 jours, mais bien lui comme il était si beau, si petit, si fragile.

Penses tu réaliser un jour des formations?

J’ai souvent eu des demandes. J’y ai réfléchi mais je ne sais pas encore répondre à cette question. Pour l’instant, non je ne forme pas.

Quel est ton accessoire/outil préféré ou indispensable en séance NN? À part le bébé ou l’appareil photo je veux dire 😉

Ma musique! Chez moi pas de bruit blanc, juste ma musique préférée. Un peu comme je faisais et je fais toujours avec les filles chez nous au quotidien.

Quelle est ta principale source d’inspiration?

En terme d’images, mes filles indéniablement. Les enfants sont une source inépuisable d’imagination, d’attitudes, de surprises. 

En terme de sensibilité, la nature. J’aime la voir évoluer au fil des saisons et m’en inspirer pour qu’elle soit 

Et en terme de photographie, Kristen Cook encore une fois.

Quel est ton plus beau souvenir de séance?

Mon plus beau souvenir de séance, en dehors de la séance que j’ai fait de notre 2e fille et qui m’avait bouleversé en la démarrant (le combo hormones + mes filles réunies c’était « trop »), vient d’un couple que j’ai rencontré tout récemment. Un couple des plus unis et sensible qui, touché par leur fille, sa beauté, sa présence dans leurs vies, ont fondu en larmes tous les 2 pendant la séance. C’est toujours beaucoup d’émotions pour moi de rencontrer des familles qui viennent d’accueillir un bébé. C’est un moment de vie tellement intense et unique.

Et ce jour là, j’étais moi aussi prête à fondre en larmes avec eux car je me revoyais en eux à la naissance de mes enfants.

Cette fierté, cette joie, cet amour immense que l’on ressent en si peu de temps.

Quelle est ta photo nouveau-né préférée?

Celle qui me rappelle l’échographie. Car c’est comme si tout prenait vie sous nos yeux.

As-tu une pose préférée pour les bébés que tu photographies?

Ne faisant pas de pose toute faite, non je dirais celle où le bébé sourit à la vie 😉


 As-tu des projets ou des envies et séance particulières pour les années à venir? (Des jumeaux, des triplés, des bébés métissés, un reportage d’accouchement…)

Mon projet de photographier un accouchement est et restera le gros projet que je souhaite vivre. J’y arriverais un jour, j’y crois!

Par contre c’est vrai que j’aimerais beaucoup photographier plus de bébés métissés.

Des triplées j’ai eu cette chance et c’est très intense, c’est même très impressionnant. 

Des jumeaux, au moment où je répond à cette interview, je suis justement en route pour une séance nouveau-né en Suisse pour 2 bébés de 6 jours. 😉

Est ce que dans le duo Wop il arrive aussi à Matthias de réaliser des séances NN?

Il en a fait, mais désormais non plus du tout. Il me laisse câliner en toute tranquillité!

Revois-tu souvent les petits bébés que tu photographies à la naissance?

Oui cela m’arrive souvent de suivre les familles, déjà par échanges de nouvelles mais aussi pour les retrouver pour une séance famille. C’est un vrai plaisir et privilège de pouvoir les accompagner dans leur évolution, voir leur famille grandir, changer, et s’agrandir aussi parfois!

Pourquoi est-ce important pour toi de faire partie de l’association et de véhiculer ses valeurs?

Cette association est venue du désir de sensibiliser les parents et les professionnels à la nature même du nouveau-né. Tout le respect que l’on doit y apporter. 

Un nouveau-né est avant tout une personne avec des émotions, des préférences, une histoire.

On ne peut occulter cela juste parce que c’est un bébé, qu’il ne parle pas. Au contraire, c’est tout cela qui fait qu’on peut essayer de le comprendre et mieux « communiquer » avec lui. Car aussi petits soient ils, ils ont des choses à dire, avec leur corps, avec leur visage, avec leurs émotions.

Bien souvent on veut que l’enfant s’adapte à nous alors que ce serait plutôt à nous de nous adapter à lui. Lui qui n’a rien demander à arriver sur terre, et qui pourtant relève tous les défis afin d’y faire sa place comme il le peut. L’association met en lumière tout cela.

Pour le mot de la fin, as-tu une recommandation particulière à transmettre aux parents ou aux photographes qui nous lisent?

Ne vous hâtez pas.

Quand on est parents, bien souvent on se dit « oh comme j’ai hâte qu’il fasse ça, ou qu’il connaisse cela ».

Et une fois l’étape passée on se languit de la prochaine.

Mais la vie défile bien trop vite pour souhaiter qu’elle aille encore plus vite.

Il faut vraiment profiter de chaque moment qu’elle nous offre car ils sont inévitablement éphémères et jamais nous n’aurons l’occasion de les revivre.

Retrouvez tout l’univers de Stéphanie sur son site internetson blog et son profil Instagram.

 

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest

Votre email n'est jamais publié ou partagé. Champs requis *

*

*