Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

Comment l’utilisation du flash a accéléré mon workflow

Il y a quelques années, je ne jurais que par la lumière naturelle. Il y a quelques années, j’étais fière de ne pas « flasher » les bébés et de pouvoir me débrouiller, en été comme en hiver, seulement avec la lumière du jour.
Et puis j’ai évolué. C’est vrai, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et mon avis a changé à un tel point, que j’avais envie de le partager avec vous.Bien évidemment, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire. Au sein de l’association, nous sommes toutes différentes et nous utilisons la lumière naturelle ou artificielle (ou les deux !) d’une façon unique en accord avec notre style.

Alors revenons à nos moutons.. ou nos fenêtres et softboxes.

Ce qui est bien avec la lumière naturelle, c’est qu’elle est gratuite, et c’est généralement la première source qu’on apprend à maitriser, à modeler, et à utiliser de la meilleure façon en fonction de l’heure de la prise de vue. C’est une lumière qui peut être très douce (quand elle n’est pas directe) mais également très changeante.

Les séances de naissance peuvent durer 3 ou 4 heures et je me souviens très bien que dans certains cas, j’ai dû changer la balance des blancs 3 fois pendant les séances. Quand on rajoute à cela, les micro ajustements d’exposition parce qu’il y a un nuage qui passe, ou bien devoir augmenter l’ISO pour les photos de famille un jour de pluie, j’en ai eu vraiment marre et j’ai décidé de trouver une autre solution.

J’ai testé la lumière daylight pour l’abandonner assez rapidement (balance des blancs difficile, tête trop volumineuse, peu de possibilités de modeleurs mais son avantage était un prix relativement bas), puis la torche LED qui était une très bonne solution (lumière blanche et continue, grand choix de modeleurs standard, torche relativement compacte mais puissance limitée) mais ce n’était toujours pas ça. Et puis j’ai vu un grand nombre de photographes que je suivais qui sont passés au flash.
Quoi ? Même les plus grandes fans de lumière naturelle se mettent au flash ? Il doit y avoir un truc…

Et comme j’avais envie de développer un peu plus la photo de studio pour mes autres séances, j’ai commencé à creuser.

 

Et les yeux des bébés dans tout cela?

C’était toujours ma plus grande crainte. La lumière naturelle ou continue ne varie que lentement, mais un flash ? C’est plus fort (quoi que…) et plus violent. J’ai profité de mon rendez-vous avec l’ophtalmologue pour lui en parler, et ses arguments m’ont bien rassuré. Il n’avait pas connaissance d’une étude à ce sujet mais il m’a assuré, que les paupières des bébés sont parfaitement capables de filtrer la lumière et protéger leurs petits yeux, à condition que le flash soit à faible intensité et bien diffusé. 
Vous allez voir qu’en réalité, c’est vraiment très facile à respecter.

 

Ok, c’est parti.. alors on achète quoi?

Ma priorité, c’était de me rapprocher au maximum du rendu de la lumière du jour diffusée par une fenêtre. Plus la source lumineuse est grande, plus la lumière est douce et diffuse. J’ai eu le choix d’opter pour une énorme octobox de 150 ou 180 cm (j’ai testé 110cm et ce n’était pas assez) ou pour un parapluie réflecteur avec un diffuseur.
J’ai opté pour le parapluie de 150cm. La marque importe peu, mais l’intérieur argenté donne une lumière un peu plus contrasté, et l’intérieur blanc, de la lumière plus douce.Maintenant parlons de la source, c’est à dire la torche. Sur ce point, la question était beaucoup plus facile, puisque pour garder la grande ouverture, il me fallait une torche avec une très petite puissance minimum. J’ai eu deux choix: La torche Rx One d’Elinchrom ou bien la D1 250 de Profoto. Quand je serai grande, je m’achèterai une D1, c’est certain. Mais pour l’instant, la RX One est largement suffisante pour mes besoins, même si sa construction parait relativement fragile comparé avec d’autres torches de la gamme Elinchrom.

 

Alors au final, comment tout cela a accéléré mon workflow?

Je pense que vous vous en doutez déjà un peu, mais pour moi, la première amélioration est arrivée avec le tri. J’avais tendance à « overshooter » comme on dit Outre-atlantique : utiliser le mode rafale quand ce n’est pas nécessaire, tripler mes prises de vue juste par sécurité etc…
Le temps de recharge du flash m’a appris à mieux gérer la prise de vue, et j’ai donc réduit le nombre de photos d’une séance à 170 en moyenne au lieu de 350 auparavant, pour livrer environ 40 photos finies au client. Je double quand même les prises, parce que la plupart de mes photos sont prises à une ouverture F2,2 donc je veux être sûre d’avoir des photos super nettes, et aussi capter les bonnes expressions de visage pendant les séances de famille, mais au moins, je ne me retrouve plus avec 5 photos de la même pose d’un bébé, qui ne bouge pas.

Mais le plus important, c’est le post-traitement. Quand on enlève les variations de la lumière naturelle, on se retrouve avec une lumière constante au niveau de l’intensité et de la couleur, tout au long de la séance. Lightroom permet de traiter les photos par lot et avec les presets que je me suis crée (et traitement par lot sur Photoshop), j’ai réussi à réduire le temps de traitement d’une séance, de moitié !

Aujourd’hui, cela fait plus d’un an que je ne réalise les séances en lumière naturelle qu’en déplacement chez mes clients et, à chaque fois, quand je dois repasser une à une les photos à traiter, je suis contente d’avoir fait cette transition vers la lumière artificielle.  Le plus drôle, c’est qu’en parlant de cet article, nous nous sommes rendues compte avec Hélène, que nous avons un parcours très similaire et vous pouvez trouver son article sur son site.

Et vous ? C’est plutôt lumière naturelle ou artificielle ?


Lucia

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest
  • 06/03/2018 - 11:03

    Anne Lise - C’est drôle, on dirait mon parcours lumière naturelle puis lumière continue. Et là je viens enfin de passer à la RX one. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la tester sur un NN, mais maintenant je suis rassurée. J’ai fait le bon choix RépondreAnnuler

Votre email n'est jamais publié ou partagé. Champs requis *

*

*