Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

Il y a quelques années, je ne jurais que par la lumière naturelle. Il y a quelques années, j’étais fière de ne pas « flasher » les bébés et de pouvoir me débrouiller, en été comme en hiver, seulement avec la lumière du jour.
Et puis j’ai évolué. C’est vrai, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et mon avis a changé à un tel point, que j’avais envie de le partager avec vous.Bien évidemment, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire. Au sein de l’association, nous sommes toutes différentes et nous utilisons la lumière naturelle ou artificielle (ou les deux !) d’une façon unique en accord avec notre style.

Alors revenons à nos moutons.. ou nos fenêtres et softboxes.

Ce qui est bien avec la lumière naturelle, c’est qu’elle est gratuite, et c’est généralement la première source qu’on apprend à maitriser, à modeler, et à utiliser de la meilleure façon en fonction de l’heure de la prise de vue. C’est une lumière qui peut être très douce (quand elle n’est pas directe) mais également très changeante.

Les séances de naissance peuvent durer 3 ou 4 heures et je me souviens très bien que dans certains cas, j’ai dû changer la balance des blancs 3 fois pendant les séances. Quand on rajoute à cela, les micro ajustements d’exposition parce qu’il y a un nuage qui passe, ou bien devoir augmenter l’ISO pour les photos de famille un jour de pluie, j’en ai eu vraiment marre et j’ai décidé de trouver une autre solution.

J’ai testé la lumière daylight pour l’abandonner assez rapidement (balance des blancs difficile, tête trop volumineuse, peu de possibilités de modeleurs mais son avantage était un prix relativement bas), puis la torche LED qui était une très bonne solution (lumière blanche et continue, grand choix de modeleurs standard, torche relativement compacte mais puissance limitée) mais ce n’était toujours pas ça. Et puis j’ai vu un grand nombre de photographes que je suivais qui sont passés au flash.
Quoi ? Même les plus grandes fans de lumière naturelle se mettent au flash ? Il doit y avoir un truc…

Et comme j’avais envie de développer un peu plus la photo de studio pour mes autres séances, j’ai commencé à creuser.

 

Et les yeux des bébés dans tout cela?

C’était toujours ma plus grande crainte. La lumière naturelle ou continue ne varie que lentement, mais un flash ? C’est plus fort (quoi que…) et plus violent. J’ai profité de mon rendez-vous avec l’ophtalmologue pour lui en parler, et ses arguments m’ont bien rassuré. Il n’avait pas connaissance d’une étude à ce sujet mais il m’a assuré, que les paupières des bébés sont parfaitement capables de filtrer la lumière et protéger leurs petits yeux, à condition que le flash soit à faible intensité et bien diffusé. 
Vous allez voir qu’en réalité, c’est vraiment très facile à respecter.

 

Ok, c’est parti.. alors on achète quoi?

Ma priorité, c’était de me rapprocher au maximum du rendu de la lumière du jour diffusée par une fenêtre. Plus la source lumineuse est grande, plus la lumière est douce et diffuse. J’ai eu le choix d’opter pour une énorme octobox de 150 ou 180 cm (j’ai testé 110cm et ce n’était pas assez) ou pour un parapluie réflecteur avec un diffuseur.
J’ai opté pour le parapluie de 150cm. La marque importe peu, mais l’intérieur argenté donne une lumière un peu plus contrasté, et l’intérieur blanc, de la lumière plus douce.Maintenant parlons de la source, c’est à dire la torche. Sur ce point, la question était beaucoup plus facile, puisque pour garder la grande ouverture, il me fallait une torche avec une très petite puissance minimum. J’ai eu deux choix: La torche Rx One d’Elinchrom ou bien la D1 250 de Profoto. Quand je serai grande, je m’achèterai une D1, c’est certain. Mais pour l’instant, la RX One est largement suffisante pour mes besoins, même si sa construction parait relativement fragile comparé avec d’autres torches de la gamme Elinchrom.

 

Alors au final, comment tout cela a accéléré mon workflow?

Je pense que vous vous en doutez déjà un peu, mais pour moi, la première amélioration est arrivée avec le tri. J’avais tendance à « overshooter » comme on dit Outre-atlantique : utiliser le mode rafale quand ce n’est pas nécessaire, tripler mes prises de vue juste par sécurité etc…
Le temps de recharge du flash m’a appris à mieux gérer la prise de vue, et j’ai donc réduit le nombre de photos d’une séance à 170 en moyenne au lieu de 350 auparavant, pour livrer environ 40 photos finies au client. Je double quand même les prises, parce que la plupart de mes photos sont prises à une ouverture F2,2 donc je veux être sûre d’avoir des photos super nettes, et aussi capter les bonnes expressions de visage pendant les séances de famille, mais au moins, je ne me retrouve plus avec 5 photos de la même pose d’un bébé, qui ne bouge pas.

Mais le plus important, c’est le post-traitement. Quand on enlève les variations de la lumière naturelle, on se retrouve avec une lumière constante au niveau de l’intensité et de la couleur, tout au long de la séance. Lightroom permet de traiter les photos par lot et avec les presets que je me suis crée (et traitement par lot sur Photoshop), j’ai réussi à réduire le temps de traitement d’une séance, de moitié !

Aujourd’hui, cela fait plus d’un an que je ne réalise les séances en lumière naturelle qu’en déplacement chez mes clients et, à chaque fois, quand je dois repasser une à une les photos à traiter, je suis contente d’avoir fait cette transition vers la lumière artificielle.  Le plus drôle, c’est qu’en parlant de cet article, nous nous sommes rendues compte avec Hélène, que nous avons un parcours très similaire et vous pouvez trouver son article sur son site.

Et vous ? C’est plutôt lumière naturelle ou artificielle ?


Lucia

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  • 06/03/2018 - 11:03

    Anne Lise - C’est drôle, on dirait mon parcours lumière naturelle puis lumière continue. Et là je viens enfin de passer à la RX one. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la tester sur un NN, mais maintenant je suis rassurée. J’ai fait le bon choix RépondreAnnuler

Le nouveau-né posé un univers féminin ?

La photographie du nouveau-né posé est un exercice plein de délicatesse et de précision et il faut le reconnaître un milieu plutôt féminin. Néanmoins, loin de tous les clichés, il y a aussi des hommes qui ont choisi d’en faire leur spécialité.

Vous êtes surpris ? Ne le soyez pas !
Nous sommes à une époque où les super papas montrent qu’un homme peut faire aussi bien qu’une femme dans ce domaine qui lui a pourtant longtemps été réservé : celui du nourrisson.
Leur savoir-faire est donc le même que pour une femme.
La seule différence peut parfois résider dans le rendu des images, un univers peut-être moins féminin. Quoique… A chacun son œil !

Nous allons vous présenter ici des hommes qui ont choisi cette voie et nous les remercions de s’être prêtés au jeu des questions-réponses.

David Elisabeth, photographe à Paris
« Je pratique la photographie de façon professionnelle depuis environ 5 ans. J’ai commencé la photographie sans vraiment savoir ce qui me plaisait. Je savais simplement que je voulais photographier de l’émotion, des instants de vie… de l’humain. C’est instinctivement que je me suis tourné vers le mariage, puis les EVJF. Sur 5 ans d’activité, cela ne fait que 2 ans que je m’intéresse à la photo de nouveau-né.
Pourquoi ce choix ?
Pour être sincère, je ne savais pas que la photographie de nouveau-né était une spécialité à part
entière, et je connaissais encore moins l’univers du « posing ». Mais ça, c’était avant que je ne
devienne papa. Ma fille est née à 5 mois et j’ai passé beaucoup de temps à son « chevet » à
l’hôpital (pendant 4 mois) et pendant ce temps s’est développé en moi une fascination pour ces
petits êtres remplis de vie qui ont le don de placer sur nos visages des sourires béats.
Quelques mois plus tard,  je m’intéressais à la photographie de naissance, avec comme modèle
attitré… Ma fille ! »

Jérôme Jourdain, photographe à Montpon-Ménestérol
« Je suis photographe pro depuis maintenant 2 ans. J’étais auparavant chef pâtissier et passionné de photo, j’ai décidé de me lancer dans ce domaine…
Je fais du posing depuis le début, les photos « nouveau-né » sont celles qui me parlent le plus… cette douceur, cette fragilité, ces photos me touchent… peut-être parce que je suis papa, hihi »

Julien Castagnet, photographe à Saint-Loubès
« J’ai fais des études de photographie, CAP et BAC pro photo à Orthez. 2, 3 mois, après mes études je suis parti en Bretagne où j’ai été photographe tireur, un peu plus de 5 ans. En revenant sur la région Bordelaise, j’avais décidé d’avoir mon studio en 2012. Le 5 mars, je fêterai mes 6 ans d’ouverture du studio à Saint-Loubès.
Je me sens vraiment photographe professionnel depuis 6 ans et je me suis spécialisé en photographie de nouveau-né depuis 3 ans.
Le choix a été une évidence, lorsque j’ai fait des recherches pour une cliente et que j’ai découvert des photographes aux talents exceptionnels, entre autre Kelly Brown, photographe mondialement connue et reconnue qu’on ne présente plus, que je me suis dit « c’est ça que je veux faire ». J’ai été envouté.
A partir de ce moment-là, je me suis lancé dans l’aventure des petits bouts. »

Fabrice Lowys, photographe à Tournai
« J’ai lancé mon activité de photographe au début de l’année 2014, ça fait maintenant 4 ans.
J’ai commencé avec des séances portrait et quelques mariages. Mais j’ai assez rapidement ressenti le besoin d’explorer d’autres approches de la photo et je me suis intéressé à la photo de grossesse en studio et à la photo de nouveau-né.
J’ai fait ma première séance avec un bébé environ 1 an après le début de mon activité et j’ai su dès cette première expérience que je me spécialiserai dans cette voie. »

A la question « N’avez-vous pas eu peur du regard des autres, du manque de confiance éventuel du fait d’être un homme ? » dans l’ensemble la réponse est non même si parfois le doute a pu passer.

« Pour ma part, je n’ai jamais eu peur du regard des autres ou d’une éventuelle perte de confiance. Justement, les jeunes parents me confient ce qu’ils ont de plus cher à leur yeux et ils me font confiance, je n’ai pas le droit de les décevoir.
Je trouve ça plutôt marrant d’être un homme et je suis fier aussi de réaliser une activité qui est sollicitée par une grande, très grande partie des femmes. » Julien

« Au début non, je n’avais pas encore réalisé que cette spécialité était surtout réalisée par des
femmes, donc le regard des autres je n’y ai pas pensé une seule seconde, en tout cas au début.
Un jour, une cliente a annulé sa réservation en m’expliquant que son mari ne désirait pas que ce
soit un homme qui photographie sa fille. C’est ce jour-là, face à une dure réalité que j’ai commencé
à me poser des questions, tant et si bien que j’ai joué sur l’ambiguïté de mon nom (Elisabeth) et
sur mon site je n’annonçais pas vraiment la couleur, laissant les clients découvrir ma voix au
téléphone.
Et puis certaines remarques de client comme : « On ne s’attend pas à ce que ce soit un homme
qui fasse ce genre de photo… » étaient déstabilisantes.
Maintenant, je n’ai plus aucun problème à montrer ma photo sur les réseaux, ou à dire clairement
sur mon site que je suis un homme.
Mon expérience avec ma fille m’avait vacciné de la fameuse peur qu’ont les hommes pour manipuler les nouveau-nés. Ensuite, rien ne remplace l’assurance que procure la formation. » David

« Ca m’a bien évidemment traversé l’esprit mais ça ne m’a pas vraiment freiné dans le fait de continuer dans cette direction. Je dirai même que le défi de s’imposer en tant qu’homme dans cette discipline a été une motivation supplémentaire. » Fabrice

« Non du tout, ça ne m’a jamais préoccupé, je fais ce métier par passion, c’est vraiment un plaisir de se réveiller le matin et savoir que l’on va recevoir un bébé dans la journée, et pouvoir offrir un souvenir éternel aux parents. Pour le manque de confiance, honnêtement, je n’ai jamais été confronté à ça vis à vis de mes clients, je pense, sans prétention, que mon travail reflète ma personnalité et inspire confiance » Jérôme

Nous leur avons demandé quelles étaient/sont leurs préoccupations et vous savez quoi ? Elles sont les mêmes que pour une femme ^^
« Au début on se pose pas mal de questions à savoir comment se former, quel matériel il faut utiliser, où trouver les tenues pour les nourrissons et accessoires…
Aujourd’hui je suis beaucoup plus serein par rapport à tout ça.
Maintenant, je profite de me former et de m’éclater avec les petits bouts. » Julien

« Mes préoccupations ? en premier lieu de satisfaire mes clients, qu’ils repartent de chez moi avec le sourire, qu’ils aient passé un moment agréable et sachant qu’ils vont avoir de beaux souvenirs…
Ensuite ma seconde préoccupation, c’est de progresser, m’améliorer, je passe beaucoup de temps à analyser le travail de photographes que j’admire, comme Stephanie Lemmens par exemple, pour que mes photos soient de plus en plus parfaite, à la fois pour mes clients mais aussi pour moi. Quelle satisfaction de voir son travail s’améliorer » Jérôme

« C’était et ça sera toujours le besoin et l’envie de m’améliorer dans cette discipline tout en gardant mon identité masculine dans cet univers assez féminin. » Fabrice

David a vu son « genre » impacter ses préoccupations « Face aux éventuelles résistances, j’ai réalisé l’importance de rassurer les parents dans tous les aspects de la relation client au point que cela devienne obsessionnel : ma voix au téléphone, mon apparence, ma gestuelle avec les bébés, ma tenue, ma façon de parler, mon matériel et surtout la mise en avant des témoignages des précédents clients sur mon site, je ne laisse rien au hasard afin qu’à chaque étape, les parents comprennent qu’ils ont en fasse d’eux un professionnel, et oublient le stéréotype de l’homme maladroit, gauche, manquant de douceur et de tact, etc. »

Si on reste dans les stéréotypes, il est naturel que les femmes aiment ce genre de pratique de la photographie notamment à cause de ce bébé tout mignon à cajoler (bon c’est un peu vrai tout de même qu’ils nous font craquer ces bébés, si petits et pourtant déjà si parfaits). Alors les hommes qu’est-ce qui leur plait dans leur pratique ?

« À chaque séance, je réalise le bien-être et le calme intérieur que ces petits êtres me procurent dans ce
monde où tout n’est que stress. J’aime aussi le fait de pouvoir prendre le temps : le temps de chiner
des accessoires dans le monde entier et d’en réaliser moi même, le temps de faire prendre la
pose au bébé, prendre le temps de chercher le bon angle qui le mettra en valeur … on est loin de l’univers
du mariage où l’horloge joue souvent contre nous. » David

« Ce qui me plait et ce qui me fait énormément plaisir c’est deux choses: c’est de voir les mamans émues pendant la séance photo et lors de la présentation des photos en diaporama. » Julien

« J’aime le contact avec les bébés, ils sont tous différents, ils ont déjà leur propre personnalité, c’est à moi de m’adapter très vite à eux pour qu’ils se sentent en confiance et soient détendus tout au long de la séance.
Et c’est toujours un plaisir de créer des décors différents pour coller au mieux aux attentes des parents.
J’aime énormément ce travail de minutie pour tenter d’obtenir la photo la plus parfaite possible. » Fabrice

Bien sûr nous leur avons posé la question de la formation, se sont-ils formés et comment ?
Là encore pas tant de surprise : Tous ont éprouvé le besoin de se former comme n’importe quel professionnel. Formations en ligne, tutoriels, livres ou workshops en tout genre, chacun est allé piocher à droite et à gauche de quoi perfectionner ses images et les réaliser en toute sécurité.

Pour terminer nous leur avons demandé ce qui leur parait essentiel dans leur travail et comment ils décriraient leurs images ?

 


« La patience ! Travailler avec des bébés requiert une technique bien spécifique mais ce qui me parait vraiment essentiel, c’est de savoir rester calme en toute circonstance.

Un bébé est une vraie éponge et mon rôle est avant tout de mettre tout en oeuvre pour que bébé et les parents soient le plus détendus possible.
C’est important pour moi que tout le monde passe un bon moment et que la séance reste un beau souvenir dans la tête de chacun.
Ma plus belle récompense est de voir les sourires et parfois les larmes d’émotion quand ils découvrent les photos terminées.

J’aime les tons neutres et les matières naturelles, j’essaie de faire en sorte que mes décors soient le plus sobre possible pour que bébé reste le sujet principal sur chaque photo.
J’essaie de proposer un travail qui sera le plus intemporel possible. » Fabrice


« Ce qui est important, c’est d’accompagner les futurs parents, les rassurer et leur expliquer les manipulations que je vais réaliser tout au long de la séance avec leur petit bout. Une séance bien préparée à l’avance et une séance qui rassure. Sachant que dès qu’ils sortent de la maternité ils sont aussitôt au studio.

Mon travail est simple, épuré, des couleurs douce. J’aime la simplicité. » Julien


« Ça paraît évident, mais je dirais que l’essentiel dans mon travail c’est bébé : sa sécurité, sa mise

en valeur, son bien-être.
Toute mon énergie lui est dédiée avant, pendant et après la séance.
Tout est pensé pour une sécurité optimale jusqu’à la marque de lessive qui servira à laver certains
accessoires.
Je réfléchis beaucoup aux couleurs et matières de mes accessoires, car pour moi toutes ces
choses sont au service de bébé et non l’inverse.

Mon travail est minimaliste (sans fioritures) faisant la part belle aux tons naturels/neutres, aux
textures, à la douceur et aux émotions perçues.
Je désire à chaque photo, célébrer ce miracle de la nature qu’est un nouveau-né.
Et puisque la nature est bien faite, moins on s’en éloigne, par les couleurs et les matières plus les
émotions figées à travers l’objectif paraissent évidentes et belles. » David

« Ce qui me parait essentiel dans cette pratique, c’est la patience, la douceur, il faut aimer les enfants pour faire ces photos…

Comment je décrirais mes photos ? j’aime que mes photos soient épurées et douces, je suis très contenant, lit bois, panière et autres , jouer avec les matières, le bois, les laines, des tissus, apporter un coté cocon… laisser imaginer que bébé, se trouve dans un chalet, confortablement installé près d’un feu, au calme… »
Jérome

Voilà donc, plus on avance, plus on se dit que le photographe de nouveau-né est bien une femme comme les autres ^^
Trêve de plaisanterie, nous constatons combien la photographie de nouveau-né posé au masculin ne diffère en rien de celle au féminin. C’est un univers féminin certes mais les hommes y excellent tout autant et partagent exactement les mêmes préoccupations que nous : sécurité et amour du travail bien fait et de l’expérience client réussie.

Vous souhaitez découvrir plus en avant leur travail ? C’est ici :
www.juliencastagnet.com
www.davidelisabeth.fr
www.fabricelowys.com
www.jerome-jourdain-photographe.com

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L’ensemble des photographes membres de l’APSNN vous souhaite une merveilleuse année 2018, remplie de joie, de tendresse et de moments magiques avec ceux qui vous sont chers ! 
A l’occasion du passage à la nouvelle année, nous sommes également ravies de vous faire part de la sortie du calendrier 2018 de l’APSNN !
A offrir, ou à s’offrir pour débuter et passer l’année en compagnie de 12 merveilleux bébés, c’est un condensé de douceur et de pure délicatesse.

N’hésitez pas à prolonger un peu les fêtes en continuant à gâter vos proches ou à vous faire plaisir !

 

Que vous l’accrochiez au bureau, dans votre salon ou votre cuisine, dans la salle d’attente de votre cabinet de sage-femme, dans votre studio de photographie de nouveau-né, dans la chambre de votre ado, dans votre cabinet de gynécologie,  chez la nourrice de votre enfant ou encore à l’accueil de votre crèche, quel que soit l’endroit où vous l’exposerez, il sera à la fois un support idéal pour organiser vos rendez-vous mensuels mais aussi un recueil parfait pour y noter vos projets les plus fous !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour commander le calendrier « 365 jours de douceurs » et promouvoir une photographie respectueuse du nouveau-né, rendez-vous sur Amazon.

Ne soyez pas surpris, le calendrier apparaît comme étant en rutpture de stock, car celui-ci est fabriqué à la commande, mais cela ne vous empêche pas de le commander.

Alors, est-ce que comme nous vous allez passer 2018 accompagnés de ces adorables bébés ?
Commander mon calendrier « 365 jours de douceur ».

Très belle année à toutes et à tous !

Et un grand merci aux parents de tous ces jolis bébés d’avoir accepté de contribuer avec nous, à l’élaboration de ce beau projet.

L’équipe APSNN

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Joëlle Verbrugge, incontournable avocate pratiquant le droit de la photographie, nous propose un nouveau livre dans la collection Checklist à l’attention des photographes « Photographie d’enfants : droits et devoirs ». Et ça nous concerne directement ici puisqu’il s’agit des informations à connaître quand on photographie des enfants. Les nuances sont importantes par rapport au travail avec des adultes, que ce soit pour le plaisir, comme prestataire de service ou comme auteur qui souhaite vendre ses photographies.

 

J’ai été ravie d’apprendre qu’un livre spécialisé sur nos droits/devoirs relatifs à la photographie d’enfants était sorti. Il me semble qu’il y avait un grand besoin de pouvoir s’appuyer de manière simple sur des textes législatifs pour des situations qui reviennent régulièrement.

J’ai appris vraiment beaucoup de choses grâce à la lecture de ce livre. C’est une mine d’informations indispensables pour toute personne souhaitant photographier des enfants (y compris les siens). Il est bien-sûr axé essentiellement sur la photographie professionnelle mais pas uniquement, les amateurs y trouveront aussi leur compte. Il y a bien des spécificités pour tout un chacun, y compris pour en tant que parent qui souhaite photographier et publier les photos de ses enfants.

Vous y trouverez également des explications sur les différents statuts professionnels, ce qu’ils vous permettent de faire et sur les contraintes légales impliquées par les différentes utilisations des photographies (notamment en cas de revente en tant qu’auteur ou dans le cadre de la photographie scolaire).

On pourra y lire aussi des conseils et précieuses informations sur les assurances et ce qu’elles couvrent (qu’elles soient obligatoires ou facultatives).

C’est un must pour tout photographe travaillant avec des enfants tant une grande variété de situations a été analysée et décortiquée.

En cliquant sur ce lien vous découvrirez le plan du livre

Vous pourrez commander le livre au format électronique sur le site de l’éditeur et la version papier chez Amazon.

Enfin, retrouvez aussi Joëlle Verbrugge sur son site https://blog.droit-et-photographie.com/ où vous trouverez de nombreux articles sur le droit en photographie.

-Hélène

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Artiste photographe auprès des nourrissons et des futures mamans depuis maintenant plusieurs années, le parcours de Debora est atypique. Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir son portrait à travers un jeu sous forme de questions et réponses pour en savoir un peu plus sur cette douce femme qui est aussi maman de deux adorables petits bonhommes. Pour admirer son talentueux travail, nous vous donnons rendez-vous sur son site internet : Debora Deulofeu

1) Il me semble qu’avant que tu sois photographe, tu portais une autre casquette. Que faisais-tu dans la vie et comment la photo y est rentrée ?

Effectivement, après des études en gestion des ressources humaines & management, j’ai travaillé pendant quelques années dans le département international d’une entreprise française. Ce monde individualiste, où les gens se marchent sur la tête pour avancer, ce n’était pas vraiment ce que je voulais faire à terme, mais je l’ai fait pour acquérir de l’expérience dans un système que je ne connaissais pas et aussi pour améliorer mon français.

Au fond de moi, je savais depuis longtemps que je voulais créer ma propre entreprise, mais c’était un peu dur de sauter le pas dans un pays qui n’était pas le mien et dont je ne maîtrisais pas assez le fonctionnement et la langue.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

2) Qu’est-ce qui t’a poussé à vivre de la photographie à plein temps ?

D’une certaine façon, la photo était présente dans ma vie depuis longtemps. Quand j’étais petite, on improvisait une chambre noire chez nous pour développer nos images et j’adorais regarder les images apparaître sur des feuilles blanches, comme par magie. Avec mes copines, on organisait des « séances » ensemble. Puis, après le passage au numérique, cette « magie » a disparu et je m’en suis éloignée…jusqu’à l’arrivée de mon premier enfant. Je savais que je voulais ma propre entreprise et ces retrouvailles avec la photo m’ont poussée à ouvrir mon studio.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

3) Comment t’es-tu spécialisée dans la photographie de nourrisson ?

A l’époque, on n’était pas nombreux à photographier les nourrissons en France et les formations étaient pratiquement toutes à l’étranger. J’en ai accumulées plein, en personne et à distance, en anglais pour la plupart. Ça me convenait, cela me faisait une pause par rapport au français :-).

Portrait de photographe : Debora DeulofeuPortrait de photographe : Debora Deulofeu

4) Pourquoi avoir fait le choix de la lumière naturelle ?

Pour sa beauté et son rendu unique. Avant tout, c’est la lumière qui construit une image et celle-ci je l’aime énormément.

Quand j’ai ouvert mon studio, je travaillais aussi avec de la lumière artificielle, pour les séances grossesse. Mais je m’en suis éloignée petit à petit et j’ai senti un grand soulagement quand je me suis débarrassée de la dernière lampe :-). Ce n’était pas moi, cela ne me correspondait pas.

Beaucoup de gens pensent que quand tu travailles en lumière naturelle, tu ne fais que t’adapter à celle-ci avec ton appareil. C’est faux, la lumière naturelle peut être travaillée de plein de façon différentes, on peut très bien la diffuser et faire plein de choses avec.

Ce n’est pas simple car elle change tout le temps et il faut savoir la façonner en continu, mais pour moi le résultat en vaut la peine.

Portrait de photographe : Debora DeulofeuPortrait de photographe : Debora Deulofeu

5) Préfères-tu la partie prise de vue ou la partie post-traitement des images et pourquoi ?

Hum…c’est difficile comme question, j’aime toutes les phases des séances. Elles procurent chacune des émotions différentes.

Pendant la prise de vue, ça bouge, tout passe vite (surtout avec les très jeunes enfants), il faut chercher la meilleure lumière et le meilleur angle pour chacun de mes modèles, les mettre à l’aise et à leur avantage. Il faut vite trouver une solution à chaque problème et j’aime ça. Puis, ce que tu ressens quand tu arrives à capter une image qui correspond à ta vision, c’est inexplicable.

Le post-traitement, c’est différent. C’est un moment calme où je me retrouve seule, j’ai tout mon temps (tout est relatif évidemment 🙂 ) pour tester des différentes choses et j’en ai besoin aussi. En général j’écoute des formations en même temps et ça j’adore.

En dehors de ces deux phases, j’aime beaucoup ce qui se passe avant et après.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

La préparation c’est un peu mon domaine, la signature de mon fonctionnement, j’y accorde une grande importance et c’est ce qui me différencie souvent auprès de mes clients. J’aime faire des tableaux de bords, imaginer des séances sur mesure pour eux.

La présentation des images finalisées, c’est très particulier. Tu te mets un peu « à nu » devant tes clients, tu leur fais découvrir une partie de toi et cela peut être parfois déstabilisant. Quel que soit le type de séance, il y a toujours pas mal d’émotions chez mes clients et, du coup, pour moi aussi. C’est à ce stade que tu vois ce que tu apportes vraiment aux gens, c’est un sentiment très fort pour une artiste et il apporte une certaine légitimité à mon travail, il me pousse à continuer.

Comme tu le sais, je suis très attachée, enfin, à l’impression des images et aux supports de qualité. J’aime voir mes images mises en valeur, c’est un accomplissement, la phase finale de tout le processus.

Donc en gros, pour répondre à ta question, je ne sais pas 🙂

Portrait de photographe : Debora DeulofeuPortrait de photographe : Debora Deulofeu

6) Je sais que tu n’aimes pas prendre l’avion mais quel serait le workshop de tes rêves si tu n’avais pas cette peur ?

(rires) Tu touches un sujet sensible. Pour quelqu’un qui a travaillé pendant plusieurs années à l’international, c’est drôle non ?

J’arrive à prendre des vols courts, avec plus ou moins de mal, mais les longs courriers, c’est une autre histoire.

Je n’ai pas un workshop en particulier en tête mais j’aime beaucoup la créativité de certains photographes australiens. Je consacre un budget conséquent pour la formation chaque année et je pense que sans cette peur j’aurais déjà fait certains workshops aux USA et en Australie depuis longtemps.

Ce n’est pas grave, ça viendra, un jour j’y arriverai. Chaque chose en son temps.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

7) Comment concilies-tu ta vie de maman avec celle de photographe ?

Mal :-). Mais ce n’est pas que mon cas personnel, c’est le problème de nombreuses femmes qui travaillent et notamment des femmes entrepreneuses.

On attend aujourd’hui beaucoup d’une femme : qu’elle s’occupe bien de ses enfants et passe du temps avec eux, qu’elle s’occupe de la maison et du jardin, qu’elle cuisine de bons repas, qu’elle prenne soin d’elle, qu’elle fasse une belle carrière… Il y a de plus en plus de pression sociale sur les femmes qui sont supposées réussir à faire tout ça. Et même si ce n’est tout simplement pas possible, il est très difficile d’accepter de ne pas y arriver. Beaucoup de femmes ont le sentiment d’échouer dans la conciliation de leur vie personnelle et professionnelle et j’en fais partie.

L’avantage d’être entrepreneur c’est que je peux m’organiser aussi en fonction de ma famille. En congés, j’essaie de prendre au moins la moitié des vacances scolaires, j’ai envie de passer du bon temps avec mes enfants et mon mari.

Aussi, mon studio est devant ma maison ce qui est très pratique. Dès que j’ai une petite pause, je fais un tour à la maison pour passer du temps avec mes garçons. Eux, de leur côté, aiment bien passer par le studio de temps en temps pour gratter des bonbons, destinés initialement aux clients évidemment :-).

8) Tu as deux petits modèles magnifiques en plus d’être adorables. Sont-ils faciles à photographier pour autant ?

Merci ! Oui, assez, je dois dire qu’il sont plutôt coopératifs et qu’ils m’inspirent beaucoup. Je prends ça toujours comme un jeu et j’ai pu tester plein de nouvelles idées avec eux. Cela fait le bonheur de la famille, en nous permettant de garder de beaux souvenirs de leur enfance. Maintenant qu’ils sont plus grands, on va se lancer dans des projets plus créatifs de leur côté, des séances qu’ils inventeront eux-même.

Pour autant, j’aime quand même faire appel à des collègues photographes pour faire au moins une séance famille tous ensemble par an. Ce sont les portraits de famille qui me manquent, les enfants grandissent et leurs comportements avec nous changent avec le temps, j’ai envie d’avoir tout ça en image pour leur montrer plus tard.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

9) Si tu avais une destination rêvée (réelle ou irréelle) qu’elle serait-elle ?

Certainement pas un pays chaud. Tu le sais, je viens d’un pays plutôt froid (la République Tchèque) et j’ai encore du mal à me faire à la chaleur du sud.

J’aurais adoré découvrir l’Islande, la Norvège, la Suède… Tous ces pays nordiques me font bien envie.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

10) Quand tu pars en vacances, es-tu plutôt « photos spontanées au smartphone » ou bien « photos réfléchies au réflexe » ou les deux ?

Tu vas être surprise, en général, ce n’est rien du tout ! Je traîne souvent avec moi toute sorte de boulot que je n’ai pas eu le temps de faire avant le départ et je dois continuer à faire certaines choses pour mon entreprise même si je suis en vacances. Alors en vacances, ma famille prend plus de photos que moi, je n’en ai pas envie.

On était à Venise la semaine dernière et j’ai dû me forcer à sortir mon smartphone pour documenter la journée, pour les garçons. C’est à peu près tout ce que j’ai photographié pendant les vacances cet été. Par contre, ma mère a rempli son téléphone 🙂

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

11) Que te vois-tu faire dans 5 ou 10 ans ?

Je ne pense pas vouloir m’éloigner de la photo, mais j’aurai probablement une deuxième entreprise à ce moment là, en parallèle. J’y réfléchi depuis longtemps et ça viendra certainement, ce n’est qu’une question de temps.

Portrait de photographe : Debora Deulofeu

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