Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

Il y a quelques jours, nous avons rencontré Catherine, sage-femme depuis 14 ans. Exerçant aussi en tant que consultante en lactation certifiée, elle accompagne au quotidien, de nombreuses mamans allaitantes, et elle a gentiment accepté de répondre à nos questions sur l’allaitement maternel.

Bonjour et bienvenue Catherine ! Merci pour toutes ces précieuses informations que vous partagez avec nous aujourd’hui !

conseil allaitement photo

  • Que préfèrez-vous dans votre métier de sage-femme spécialisée en allaitement ? 

Je pense que ce que je préfère dans mon rôle de consultante en lactation c’est l’accompagnement. Je suis là en pré, per et post natal pour aider les familles à respecter leur choix pour l’alimentation de leur nouveau-né. Nous guidons jusqu’à la fin de l’allaitement en créant parfois de profonds liens de confiance. Nous rentrons dans l’intimité des familles en partageant leurs doutes, leurs difficultés mais surtout leurs victoires et leurs épanouissements. Nous cherchons des solutions pour permettre aux familles de vivre au mieux cette période exigeante de leur vie.

  • Préconisez-vous une position particulière à adopter pour la mise aux seins d’un nouveau-né ?

J’aime particulièrement montrer la position Biological Nurturing, ou BN, initiée par Suzanne Colson. Je dirai même que c’est plus une posture qui permet à la maman d’avoir tout son corps détendu et soutenu. Il faut que chaque dyade maman-bébé trouve sa posture BN qui lui correspond, mais cela peut évoluer au fil de l’allaitement. L’idée c’est que la maman forme une sorte de nid avec ses bras autour du bébé, et que le bébé soit en appui sur ses membres afin d’utiliser ses réflexes archaïques (fouissement, grasping, points cardinaux)

  • Certains aliments auraient un effet bénéfique et d’autres, un effet néfaste, sur l’allaitement. Mythe ou réalité ? Y-a-t’il un régime alimentaire particulier à suivre ?

C’est une question très intéressante. Il n’y a pas besoin d’une alimentation particulière pour allaiter, il faut avoir un régime varié et équilibré. C’est surtout la succion de bébé et le respect de l’allaitement à la demande qui vont déterminer la quantité de lait produite chez la maman. Mais certaines mères seront parfois amenées à changer leur alimentation pour cause d’allergie, de colique, … chez le bébé.

Quand aux aliments dit « galactogènes » (qui aident à la production de lait), nous avons les fruits secs (noix, amandes, noisettes), le malt sous toutes ses formes, le fenouil, les dattes.

Il faut faire attention à certains aliments qui auront tendance à diminuer la production de lait comme le persil, la menthe et la sauge (pris en grande quantité).

  • Le réflexe d’éjection fort, qu’est ce que c’est ? Existe-t’il quelques astuces pour que l’allaitement se passe mieux ?

Le réflexe d’éjection du lait résulte d’une cascade de phénomènes hormonaux. Durant une même tétée les mamans en auront plusieurs, et le premier est souvent le plus fort. Chez certaines femmes ce réflexe est trop fort, ce qui n’est pas toujours corrélé à une surproduction lactée. Certains bébé n’en seront absolument pas gênés, mais d’autres vont s’agiter, tousser et même lâcher le sein. Tout cela peut aboutir à un changement de succion du bébé, à une mauvaise prise du mamelon, à une prise de poids insuffisante, à des douleurs aux mamelons voire à un refus du sein et un échec de l’allaitement. 

La première chose à faire sera de demander conseil si vous vous reconnaissez dans ces situations afin de mettre en place des stratégies. La posture BN et la position couchée sont particulièrement adaptées ainsi que la position à califourchon (bébé assis sur vous).Une autre solution consiste à enclencher chez la maman (avec différentes méthodes ) le premier réflexe d’éjection du lait avant de mettre le bébé aux seins car c’est, rappelons-le, le plus fort. Le fait d’allaiter plus souvent sera également une solution. Mais il en existe encore d’autres, raison pour laquelle une consultation avec une personne spécialisée reste une bonne option.

  • Quelles sont les raisons qui pourraient expliquer une baisse de lactation ?

Les raisons sont nombreuses et multifactorielles. Les baisses de lactation sous-entendent que la production était suffisante et qu’elle a ralenti à un moment donné. On ne parle donc pas d’un retard de montée de lait ou une production insuffisante dès la naissance du nouveau-né.

Dans le cas d’un allaitement bien établi, la baisse de la lactation peut être d’origine maternelle, suite à un gros stress, un deuil, une hémorragie, certaines maladies chroniques ou aiguës, la prise de certains médicaments… 

Mais la plupart du temps les problèmes de quantité de lait viennent du non-respect de l’alimentation à la demande et de la physiologie de l’allaitement (introduction de biberons, de la sucette…).

  • Lors de nos échanges vous avez évoqué la grève de la tétée. Pouvez nous en dire plus à ce sujet ?

J’ai fait mon mémoire de certification IBCLC sur la grève de la tétée. De façon simple il s’agit du refus du sein, avant l’âge de 1 an, de façon brutale et soudaine. Pourquoi avant 1 an, car après la première année un enfant peut faire le choix d’arrêter de téter en faisant un sevrage dit naturel, mais cela sera progressif.

C’est une situation déroutante et culpabilisante pour les mamans.

Les causes sont nombreuses. Elles peuvent être liées à un traumatisme lié à une naissance difficile, ce qui provoque des douleurs chez le bébé lorsqu’il tête, à une séparation maman-bébé, à un réflexe d’éjection trop fort, à une poussée dentaire chez le bébé, une otite, une odeur nouvelle sur le mamelon, une confusion sein-tétine, un stress maternel, une réponse excessive à une morsure du mamelon..

Mais avec beaucoup de patience, de contact peau à peau, de changement de position, de prise médicamenteuse pour soulager les douleurs du bébé, les grèves se terminent généralement en 2-3 jours positivement.

  • Pour finir, quels seraient les 3 meilleurs conseils pour les mamans allaitantes ou désireuses d’allaiter leur bébé à venir ?

Le premier conseil serait de se faire confiance et de faire confiance à son bébé, et de savoir que la mise en place d’un allaitement peut prendre parfois un peu de temps. On parle souvent de 3 semaines. 

Le second serait d’avoir un maximum de contact avec son bébé, peau à peau ou non afin que le bébé puisse téter à la demande, que les parents repèrent les signes d’éveil de leur bébé et répondent à ses besoins.

Et le dernier serait de ne pas hésiter à demander de l’aide et savoir faire le tri entre bonnes ou mauvaises informations. L’allaitement doit être un plaisir !

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Une fois n’est pas coutume, l’APSNN (Association de photographes Spécialistes du Nouveau-Né) vous propose son calendrier 2020 pour passer une merveilleuse année de tendresse en compagnie de 12 superbes bébés.

Vous pourrez accrocher ce calendrier dans votre bureau, votre salon, votre studio photo, chez votre sage-femme ou chez votre gynécologue, à l’accueil de votre crèche, l’offrir à vos clients, …

Grande nouveauté cette année, pour chaque vente de calendrier, un montant de 5€ sera reversé à l’association Souvenange.

Commandez votre calendrier dès maintenant et il vous sera livré dès début décembre !

Expédition possible en France, Belgique et Suisse. Le tarif indiqué ci-dessous est hors frais de port, le total sera calculé à l’étape suivante.


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Le Home Studio de Wide Open Photographies près de Lille

Récemment installés dans notre nouvelle maison dans la métropole lilloise, c’est dans une pièce au 1e étage dédiée que je réalise mes séance photo naissance et grand bébé.
L’idée était de garder un côté chaleureux et « comme chez soi », car j’ai toujours eu un peu de mal avec le côté plus « froid » d’un studio.

home studio photo wide open photographies
La pièce fait 22m2 au total mais est divisée en 2.
La 1e partie, celle quand on arrive dans la pièce est un grand espace rangement dans lesquelles je mets à disposition les robes pour les séances. C’est également là où les parents peuvent se changer en toute discrétion, un miroir pour un petit coup d’oeil avant les photos étant installé. C’est enfin leur petit coin café où ils peuvent se préparer une collation. Parfois même les ainées s’y isolent pour jouer, cachés à l’abri du regard des parents!



Ensuite la plus grande partie, celle où je photographie.
Je travaille uniquement en lumière naturelle, et par chance j’ai une grande fenêtre qui me permet cela.


Nous avons eu la chance de trouver une maison ayant gardée tout son charme ancien. Et avec l’ancien, des grands placards de part et d’autre de la cheminée. La pièce fait 3m20 sous plafond, autant dire que j’ai de la hauteur!
Le top sans empiéter sur la pièce.
D’un côté toutes les couvertures et fonds avec dans le bas des jouets chinés à disposition pour les ainées, qui ont toujours beaucoup de succès.
De l’autre côté, les accessoires, les paniers dans lesquels je range tous mes wraps.
J’y range également mon chauffage et les accessoires pour les grands bébés.

Au dos du grand placard d’entrée j’y ai peint un grand mur blanc qui me sert de fond pour les portraits. Du coup pas de support encombrant à installer.
J’utilise également le parquet ancien, une autre particularité de la maison.
Enfin j’ai investi dans une banquette simili cuir blanc qui me sert de canapé pour accueillir les parents lors de la séance de leur nouveau-né, ou dépliée de « terrain de jeu » pour les séances grands bébés.


Cette pièce est finalement bien à mon image, car j’aime beaucoup que les choses aient une histoire et de multiples vies.
Je chine beaucoup et souvent ce sont ces trésors là que j’utilise en séance, que ce soit un hochet des années 70 ou une couverture tricot rétro enveloppant un nouveau-né.

Alors je vous y reçois quand? J’espère que cela vous a donné envie.

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ACCOUCHER SOUS HYPNOSE : L’HYPNOSE PRÉNATALE

A l’approche de l’accouchement, on conseille souvent aux futures mamans de suivre cours de préparation à la naissance.

Bien souvent le choix proposé en maternité est restreint.
On parle de préparation classique qui se base essentiellement sur la respiration. Mais il existe bien d’autres options telles que le Qi gong, la sophrologie, l’haptonomie, l’accupuncture ou encore l’hypnose et parfois même l’auto hypnose.

 

L’hypnoNaissance est une méthode globale américaine qui date des années 50, mise au point par la thérapeute Marie Mongan en 1989.
Il s’agit d’un programme pour le couple afin d’apprendre à découvrir son corps, ses émotions et donc les gérer, les hormones, des visualisations positives et d’apprendre aussi au futur papa comment trouver sa place, aider sa femme pendant la grossesse et l’accouchement…
L’idée étant de vivre sereinement et en confiance l’accouchement en ayant les outils nécessaires.

Une méthode qui prône la vie et le bon sens face aux exigences d’aujourd’hui que sont rapidité et efficacité même pour la naissance !

L’hypnose prénatale ne vous plonge pas dans un état second où vous ne semblez plus maitre de vous comme on peut le voir à la télé. Bien au contraire, vous restez consciente tout le long du travail et complètement maître de vous même.
Vous êtes conscientes, vous répondez si on vous parle, vous réagissez et interagissez, mais vous êtes concentrée sur votre « travail » et la gestion de la douleur. Les séances vous auront appris des techniques de relaxation profonde.
Vous êtes dans votre bulle ce qui vous permet de vous détendre pleinement et de permettre la sécrétion d’ocytocine qui fera avancer le travail tout en vous laissant détendue et d’endorphine, qui jouera le rôle d’anti-douleur. Vous êtes dans un processus physiologique à l’écoute de votre corps.
Comme vous restez dans cet état de détente vous êtes en connexion profonde et dans un lien étroit avec votre bébé. En visualisant votre col s’ouvrir et votre bébé descendre, vos muscles se relâchent et bébé peut s’engager petit à petit jusqu’à pousser son premier cri dans vos bras.

Lors de la préparation, le vocabulaire sera aussi choisi afin d’aborder la naissance de manière positive et sans stress. Beaucoup d’images aideront la femme à se projeter positivement et calmement comme son col qui s’ouvre comme une fleur et la respiration gérée comme une vague.
Le jour j plus que jamais. Plus les affirmations positives et la projection d’images positives seront répétées, plus la future maman réussira à s’en convaincre.

Il n’y pas de moment pour commencer les séances, certaines ressentent d’être accompagnée très tôt, quand d’autres préfèreront se préparer à la fin de grossesse.
Elle s’adresse à toutes les femmes et particulièrement celles qui veulent un accouchement le moins médicalisé possible.

Mais qui dit accouchement sous hypnose ne signifie pas forcément un bannissement total d’interventions médicales : cette méthode est compatible avec une péridurale (même si le recours à la péridurale est extrêmement rare lorsqu’une femme pratique un accouchement sous hypnose). De même, si la césarienne est programmée, le recours à l’accouchement sous hypnose permettra alors de réduire le stress et d’appréhender cet acte avec moins de peur et plus de recul.

Il faudra compter au minimum 4 voire 5 séances pour que vous puissiez arriver à cet état plus facilement.

J’ai souhaité également compléter ce sujet de l’hypnose justement par l’expérience de celles qui l’ont pratiqué.
2 jeunes mamans ont accepté de partager leurs histoires lors de leurs accouchements.

Comment en es-tu arrivée à souhaiter accoucher sous hypnose ? 

Audrey : Je suis maman de deux enfants, ma fille a 8 ans et mon petit dernier bientôt un an.

Lors de ma première grossesse, j’avais déjà ce souhait d’accoucher sans péridurale. Depuis mes 4 mois de grossesse j’étais en menace d’accouchement prématuré et cette envie d’éviter au maximum la fameuse péridurale s’éloignait pour laisser place aux doutes, à la peur de la douleur et d’une naissance trop tôt, où j’ai entendu à plusieurs reprises que je n’aurai sûrement pas ce choix. Un peu comme si j’étais « conditionnée » à accepter cette péridurale.

Il y a malheureusement la réalité du jour J, accouchement à 34 semaines, travail en pleine nuit, et la fameuse phrase « l’anesthésiste est là pour une future maman à côté de vous, donc la péridurale c’est soit maintenant soit ça ne sera pas possible… puis si le bébé commence à se fatiguer il serait plutôt judicieux de la poser maintenant, sinon on devra vous endormir complètement ». Gros coup de pression. J’ai finalement accepté la péridurale. J’ai eu un bel accouchement mais toujours ce petit regret en me disant « et si … ».

Sept ans après, nouvelle grossesse, sûrement la dernière. Et une nouvelle fois en MAP dès mes 3 mois et demi de grossesse. Premières contractions …

J’étais malgré tout déterminée à vivre cet accouchement sans péridurale, en pleine conscience de mon corps et de mon esprit. Être pleinement là pour l’accueillir tout simplement. Je voulais miser sur moi-même et mettre les « chances » de mon côté.

En sept ans, j’ai appris, j’ai grandi. Je sais que je suis différente et que la confiance en moi a évolué. J’ai donc pris la décision de m’entourer et de me mettre dans ma bulle afin de faire émerger les ressources conscientes et inconscientes dont je dispose pour mener à bien cet accouchement selon nos désirs, nos envies… La rédaction d’un projet de naissance nous a porté tout le long. Un peu comme un contrat envers soi.

Estelle : Je souhaitais tout mettre en œuvre pour donner naissance sans péridurale. C’était ma dernière grossesse (on ne sait jamais de quoi la vie sera faite, mais disons que ce n’est toujours pas prévu de remettre ça), donc ma dernière chance. Je voulais vivre cette puissance de la femme, le pouvoir de donner la vie sans aide médicale, juste l’accompagnement de personnes formées mais qui laissent le plus possible les choses se dérouler naturellement.

Pour mon 1er, je connaissais les risques de la péri pour la mère, j’avais confiance, mon travail était très très long à se mettre en route (contractions douloureuses pendant plus de 12h avant que le col ne commence à s’ouvrir ne serait-ce que de 2cm…), je n’avais absolument aucune idée de comment gérer plus, mieux, j’étais épuisée, j’ai sauté sur la péri quand je suis enfin arrivée aux fatidiques 3cm… tout en demandant la dose la plus faible possible.

Pour ma 2eme, un peu mieux renseignée sur les risques pour le bébé (notamment à la mise en place de l’allaitement), j’ai géré sans péri à la maison et sans soucis. Arrivée à la mat, je gérais toujours, mais, j’ai rapidement plié au « chantage » à l’anesthésiste : la sage-femme m’assurait qu’il ne serait pas dispo longtemps, donc en gros c’était maintenant, ou pas. J’ai eu peur de ne pas réussir sans, je ne me sentais pas préparée, juste prête là sur le moment, mais angoissée pour la suite quand même… du coup j’ai négocié la pose du cathéter avec un seul bolus, sans débit continu. Et j’ai accouché quelques 8h plus tard, en n’ayant refait qu’un seul bolus entre temps… Je me suis dit : j’aurais pu ! j’aurais pu le faire sans.

Enceinte de ma 3eme, j’ai donc lu, lu, lu… j’ai cherché un accompagnement. Pas de maison de naissance, pas de plateau technique, pas de sage-femme pour un AAD… Je partais donc pour quelque chose que j’aurais pu mettre en place à la mat, pour réussir à accoucher sans péri.

Je crois dur comme fer à la capacité des femmes à enfanter.

Quelle préparation as-tu suivi?

Audrey : J’ai donc commencé à faire une préparation à l’accouchement avec une sage-femme avec en parallèle, des séances de cohérences cardiaques à la maison (il y a des applis sur smartphones top !) et surtout un suivi avec un anesthésiste formé à l’auto-hypnose. J’ai découvert des ressources incroyables en moi, la peur de la douleur me paraissait tellement loin. La confiance était présente et solide comme un roc. Les deux derniers mois, ma routine était

de m’allonger l’après-midi et d’écouter régulièrement nos séances d’hypnoses jusqu’au rendez-vous suivant, et ainsi de suite.

Estelle : J’ai trouvé une sage-femme près de chez moi qui pratique l’auto-hypnose. J’ai fait mes 10 séances de prépa à la naissance avec elle. Je gère plutôt bien, j’ai déjà fait de la sophro et ça y ressemble.

J’informe mon mari, je le coache, lui explique ma démarche et ce qu’il pourra faire pour m’aider le moment venu : en gros, m’aider à me mettre et rester dans ma bulle, gérer les allers et venues dans la pièce, la musique, la lumière, me faire couler un bain ou m’aider à en sortir, les massages, les huiles essentielles, etc.

et le jour J ?

Audrey : Le jour J, j’étais dans ma bulle… Je géré l’intensité de mes contractions calmement, sereinement à la maison. Je me répète mes convictions, j’écoutais de la musique douce ou les séances d’hypnose.

16h30 sortie d’école, 8 minutes de marche et 4 contractions. Je vous laisse faire le calcul …  Et pourtant pleinement souriante, j’ai quand même dit au papa de prendre la route du retour pour nous rejoindre. Je me sentais bien. J’ai pris ma douche, j’étais apaisée. Arrivée à la maternité à 18h40, j’ai donné notre projet de naissance à l’équipe des urgences. Dilatation à 5… J’étais fière et étonnée de moi-même. J’ai de suite parlé de mon parcours et que j’étais prête. Le Papa a été d’un grand soutien aussi. Souvent, je lui dis que c’est grâce à lui, qu’il a su me recentrer quand je pensais basculer. 30 min plus tard, dilatation à 8. C’était intense et incroyable. Chaque contraction nous rapprochait un peu plus de cette rencontre avec notre fils. J’étais présente, je ne subissais pas mon accouchement.

Notre fils est né après 5 grandes poussées et quelques hurlements , en quelques minutes. Intense c’est vraiment le mot. Unique et pleinement là.

Estelle : Le jour J, le soir, c’est le moment, après être restée à la maison on va à la mat. La salle nature est dispo, je peux prendre un bain, avoir le ballon, la suspension, le grand lit… impec.

Sauf que je ne gère pas vraiment, j’ai de plus en plus mal et je n’arrive pas à me mettre en auto hypnose. Je parviens juste à gérer les vagues la plupart du temps.

En fait, je me retrouve seule : la sage-femme veut nous laisser au calme et mon mari… ne fait rien, ne sait pas, ne s’y retrouve pas, oublie (malgré l’aide-mémoire que je lui ai glissé dans le sac…) et finit par s’endormir ! j’ai même dû sortir de la baignoire seule…

Je change de position, je cherche, j’essaie de visualiser les vagues aller et venir, respirer profondément, laisser aller, détendre mon bassin, mon périnée, mon col… mais à un moment, je perds complètement pied et sur une immense vague qui me submerge littéralement de douleur, je ne sais plus où et dans quelle position je suis, comment me relever, j’ai l’impression de me noyer…

La vague diminue, je me relève, j’appelle la sage-femme et pleure… je pleure, je sais plus, je veux avancer, je veux la péri et je la veux pas… je suis perdue, déçue, frustrée, en colère. J’ai mal.

Je pense phase de désespérance. Mais je ne suis qu’à 6… ça fait 12h que je suis en travail.

Elle propose de percer la poche pour accélérer la dilatation. Moi j’ai trop peur que les contractions soient toutes ingérables et que ça n’accélère pas grand-chose.

Je finis par prendre la péri. En pleurant, en tremblant… ironie du sort, alors que les 2 premières s’étaient bien passée, là il faut piquer 2 fois, et je garderais un hématome qui me gênera plusieurs semaines…

Et si c’était à refaire ?

 

Audrey : Totalement.
L’hypnose m’aide d’ailleurs aussi au quotidien depuis !! J’ai appris à lâcher prise sur beaucoup de choses.

Estelle : Si c’était à refaire, j’expliquerais avec d’autres mots à mon mari. J’ai appris tout récemment qu’il n’avait pas vraiment compris les mécanismes de l’accouchement physio et l’intérêt de préserver la parturiente de tout stress (antagonisme cortisol/ocytocine, sécrétion d’endorphines…), de la faire baigner d’ocytocine, des massages, etc. (petit coup de culpabilité qui revient en boomerang : si j’avais mieux expliqué, il aurait peut-être mieux agit, et j’aurais peut-être pu gérer…)

Je le réveillerais à coup d’eau froide s’il fallait. Ou j’appellerais la sage-femme ou l’étudiante pour qu’elles prennent le relais de l’accompagnant défaillant.

Petits conseils ?

Audrey : Se faire pleinement confiance. Savoir prendre du temps pour soi ! Prendre le temps de se poser !! Trouver ses propres ressources… Lister ce qui nous limite et trouver comment y remédier.

Estelle : si j’ai UN conseil à donner aux femmes qui préparent un accouchement physiologique : entourez-vous bien. Certaines ont sûrement besoin d’être seules, mais il est facile de le dire le moment venu. Le soutien sans faille et de tous les instants dont on peut avoir besoin, ça ne se trouve pas à la dernière minute. Si le ou la conjoint.e n’est pas fiable, si on doute, on peut prévoir des plans B…

Se faire confiance, et avoir confiance en son bébé, mais aussi son accompagnant.

J’ai tenté l’auto-hypnose, avec l’hypnose il y a déjà l’hypnotiseur qui est là et aide au centrage, accompagne, materne justement cette future maman. C’est probablement différent… je ne sais pas.

Pour terminer voici quelques lectures pour vous aider dans votre préparation.

Armelle Touyarot: Pas à Pas: guide d’auto préparation à l’accouchement par l’hypnose.

Marie Mongan : HypnoNaissance La méthode Mongan 

 

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Le Studio de Müge

Ce studio est un Home studio mais pas tout à fait… Ca vous intrigue ?
Son studio est son ancien garage qui a été entièrement retapé et aménagé pour offrir un confort maximum. Exit la porte de garage et place à une belle baie vitrée !
Ainsi ce studio de 25m2 lui permet d’avoir un lieu dédié à proximité mais sans empiéter sur sa sphère privée.

Müge y réalise les séances nouveau-nés, grossesse et les photos de bébés (6/9mois) et elle travaille exclusivement en lumière naturelle quelle que soit la séance. Voilà donc pourquoi la baie vitrée est une nécessité.

L’ensemble de son matériel nécessaire aux séance photos est rangé au studio, c’est à dire tous les accessoires !
 

La seule chose qui ne fait pas partie du studio c’est son bureau de travail et son appareil photo. Dans son bureau elle range également ses contrats, ses supports comme les clés usb et tout ce qui lui sert « avant » et « après » sa séance photo. 

 
Le studio possède une mezzanine de 10m2, où elle range ses affaires personnelles mais aussi beaucoup de décos ou accessoires encombrants qu’elle utilise lors des minis séances de Noël.
C’est un atout logistique et pratique indéniable !S’il y a bien autre chose qui lui simplifie la vie ce sont ses deux séchoirs à linge chez elle et surtout son sèche linge ! Elle ne peut pas s’en passer. Entre son linge personnel et tous les tissus et wraps lavés après chaque séance photo cela fait beaucoup de travail à la maison. Le sèche-linge  la soulage donc pas mal.

Lorsque Müge a décidé de créer le « studio », elle a voulu un espace cocooning, elle tenait vraiment à avoir un studio chaleureux et cosy avec des couleurs douces et apaisantes. Elle voulait que le lieu dans lequel elle travaille lui ressemble.


Il était donc essentiel qu’elle y installe une table à langer,  un canapé, un coin boissons et biscuits à grignoter, un lavabo, en bref tout ce dont les parents et leur bébé ont besoin pour que la séance se déroule au mieux et qu’ils s’y sentent « comme à la maison ». 

 
 
Autre « détail » important à ses yeux : ses clients peuvent se garer juste devant le studio, c’est assez pratique, pas de problème de parking en venant au studio ! La place est à leur disposition.
 
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