Association de Photographes Spécialistes du Nouveau-Né » Regroupement de photographes cherchant à promouvoir de bonnes pratiques autour des séances photo nouveau-né

 

Toutes les photos que nous pouvons admirer sur internet, ou les réseaux sociaux font rêver.
Elles sont belles, elles sont parfaites et parfois relèvent de l’impossible.

Impossible pas tant que ça…
Car derrière ces photos qui fascinent, il y une règle des plus importantes à retenir quand on photographie un nouveau-né : la sécurité.

 

Crédit photo – MDpix

 

 

Crédit photo – Marjorie Sciarrino

 

 

 

Bon nombre de ces photos ne sont donc pas la réalité pure. Bien évidemment qu’un nouveau-né de quelques jours ne tient pas sa tête tout seul entre ses mains, même si ces photos peuvent laisser penser le contraire.
Il y a derrière un travail important de la part du photographe. Un travail de mise en sécurité du bébé de ne pas le laisser seul dans une position dangereuse et enfin un travail de post-traitement.
Il s’agit là de photos composées : au cours de la séance le photographe doit prendre 2 photos en toute sécurité pour ensuite en créer une lors du post-traitement. Les mains qui tiennent ou le beanbag qui retient n’apparaitront plus pour laisser plus de magie à l’instant.

 

 

Crédit photo – Aline Deguy

 

Mais il nous semblait important de garder cela en tête.
Nous avons donc toutes réfléchi à l’association pour mettre en avant une façon de sensibiliser les parents et les photographes sans l’expérience d’une formation qui ne peuvent deviner l’envers d’une photo.
Nous avons ainsi créé une étiquette à apposer sur la photo composite.

L’idée n’est pas de dire « cette photo est truquée », mais bien au contraire de souligner le travail apporté à travers  « une pose faite en toute sécurité ».

 

 Crédit photo – Bella Véra Studio photo

 

 

Cette étiquette est téléchargeable gratuitement sur notre site.
Elle a été créée et dupliquée en 2 teintes afin de s’adapter aux différentes photos.
Afin que la prévention et l’information soit complète, ajouter en commentaire « cette photo a été réalisée par montage, ne pas reproduire sans expérience » nous semble vraiment indispensable. Pensez y 😉

Télécharger le logo

 

 

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest

Ensemble pour une photographie respectueuse des nouveau-nés 
Ouverture de l’APSNN 2019

Vous avez été nombreux à nous le demander et nous vous l’avions promis, mais nous souhaitions absolument faire les choses bien, et cela nous a demandé temps, réflexion et organisation.
C’est donc avec beaucoup de joie, que nous vous annonçons aujourd’hui, l’ouverture prochaine de l’APSNN à de nouveaux photographes spécialistes du nourrisson.

Notre beau métier étant en constante évolution,  il nous semble important de continuer de le faire grandir et avancer dans la bonne direction.
Aussi, nous sommes sûres que d’autres photographes spécialistes du nouveau-né seraient très heureux et motivés pour se joindre à nous, et apporter leur pierre à l’édifice.

Nous souhaitons accueillir, dès le mois de janvier 2019, des photographes professionnels, hommes et/ou femmes, expérimentés, respectueux de notre Charte, et partageant avec nous, les valeurs de l’APSNN.

Les photographes souhaitant rejoindre l’association devront dans un premier temps, répondre aux pré-requis de base suivants :

  • être photographe professionnel, clairement spécialiste des photos de nouveau-nés, que ce soit en studio (posing) ou à domicile (lifestyle),
  • être formé et/ou justifier d’au moins 3 années d’expérience,
  • présenter sur son site internet et ses réseaux sociaux, un travail de qualité, ainsi que des photographies respectueuses du bébé, de son bien-être et de sa sécurité,
  • pratiquer des tarifs cohérents permettant la pérennité de leur entreprise.

Constitution du dossier de candidature

Votre profil correspond et vous souhaitez rejoindre l’association en tant que membre sympathisant, pour vous aussi promouvoir une photographie qualitative et respectueuse ? 
Adressez-nous vite votre dossier de candidature, par e-mail à contact@photographe-bebe-apsnn.com, en y joignant les éléments ci-dessous : 

  • Lettre de motivation
  • N° de SIRET
  • Attestation d’assurance RC
  • Site internet
  • Liens vers vos réseaux sociaux
  • Galeries de deux séances nouveau-né complètes
  • Photos avant et après montage, pour les photographes pratiquant et présentant des poses nécessitant un composite.
  • Plaquette tarifaire
  • Liste détaillée des formations effectuées avec justificatifs (factures, feuille d’émargement …)

Evaluation des candidatures

L’ensemble des dossiers sera évalué en décembre par le Conseil d’Administration de l’association.
Il est à noter qu’en raison d’une grande charge de travail, le Conseil d’Administration, étudiera avec la plus grande attention, tous les éléments remis et donnera une réponse non motivée.
Les photographes remplissant l’ensemble des pré-requis, et dont le dossier aura été validé, se verront alors proposer une place de membre sympathisant, au sein de l’APSNN.

Engagement du nouveau membre APSNN

Pour pouvoir rejoindre officiellement l’association, les candidats retenus devront par la suite s’engager à :

Les membres sympathisant disposeront du macaron de membre de l’APSNN et pourront se prévaloir de l’association, au même titre que les membres fondatrices.

Planning

Date limite d’envoi de votre dossier : 03/12/18.
Annonce publique des nouveaux membres de l’APSNN : 15/01/19

Ensemble, sensibilisons et faisons rayonner les valeurs de l’APSNN, pour une photographie responsable et toujours plus respectueuse ! Nous comptons sur vous !

 

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest
  • 19/11/2018 - 11:21

    Rousseaux Valérie - Bonjour,
    Est-ce pour la Belgique?
    Y aura t il encore une phase de candidatures l’an prochain?
    MerciRépondreAnnuler

Etre photographe de nourrisson est un métier. Un métier fabuleux mais qui demande un savoir-être, un savoir-faire et une connaissance accrue des règles de sécurité, je pense que vous ne direz pas le contraire.

Nous avons entre nos mains ce qu’il y a de plus précieux : la vie dans toute sa splendeur !
De petits êtres neufs et fragiles et si notre rôle est de constituer pour eux leurs premiers souvenirs, il est également de le faire de la façon la plus sécurisée possible.

Voici donc les règles de base à ne jamais négliger :

1- Bien évidemment on ne pratique une séance que si l’on est en bonne santé et à jour de ses vaccins. Un virus, pas en forme ? Mieux vaut décaler votre séance, les parents préféreront un contre-temps plutôt qu’un tout-petit malade.

2- L’hygiène de vos tissus et de vos mains est essentielle !!! Ongles courts et sans vernis, c’est la base. Le dessous des ongles ou les micro-fissures du vernis sont des nids à microbes et le nouveau-né y est forcément sensible. C’est une contrainte certes, mais c’est une question de santé pour le nourrisson.

 

Photographe nouveau-né, babyposing
3- Le cerveau du bébé est bien plus petit que sa boite crânienne. Ainsi quand sa tête est secouée, le cerveau est secoué. Si sa tête n’est pas toujours parfaitement maintenue, si elle ballote soudainement car elle chute, cela peut avoir des conséquences dramatiques. Pas de petite tête entre les mains sans mains d’adultes pour la maintenir. Jamais.
Jamais, vraiment jamais.

 4- Le nouveau-né est soumis au réflexe de Moro est alors qu’il semble dormir paisiblement il peut avoir un sursaut et donc être déséquilibré et basculer s’il n’est pas dans une position sécurisée. Et on en revient au point 3 car jamais un bébé ne pourra physiologiquement supporter de ses petits poignets le poids de sa tête.

5- C’est mettre en valeur son savoir-faire et son savoir-être (et donc se démarquer) mais également participer à la sensibilisation sur la sécurité de toute la profession que de communiquer sur ses montages. Pensez-y quand vous publiez une photo réalisée par composite.

Vous agréez ? Partagez !

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest

Il y a quelques années, je ne jurais que par la lumière naturelle. Il y a quelques années, j’étais fière de ne pas « flasher » les bébés et de pouvoir me débrouiller, en été comme en hiver, seulement avec la lumière du jour.
Et puis j’ai évolué. C’est vrai, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis et mon avis a changé à un tel point, que j’avais envie de le partager avec vous.Bien évidemment, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire. Au sein de l’association, nous sommes toutes différentes et nous utilisons la lumière naturelle ou artificielle (ou les deux !) d’une façon unique en accord avec notre style.

Alors revenons à nos moutons.. ou nos fenêtres et softboxes.

Ce qui est bien avec la lumière naturelle, c’est qu’elle est gratuite, et c’est généralement la première source qu’on apprend à maitriser, à modeler, et à utiliser de la meilleure façon en fonction de l’heure de la prise de vue. C’est une lumière qui peut être très douce (quand elle n’est pas directe) mais également très changeante.

Les séances de naissance peuvent durer 3 ou 4 heures et je me souviens très bien que dans certains cas, j’ai dû changer la balance des blancs 3 fois pendant les séances. Quand on rajoute à cela, les micro ajustements d’exposition parce qu’il y a un nuage qui passe, ou bien devoir augmenter l’ISO pour les photos de famille un jour de pluie, j’en ai eu vraiment marre et j’ai décidé de trouver une autre solution.

J’ai testé la lumière daylight pour l’abandonner assez rapidement (balance des blancs difficile, tête trop volumineuse, peu de possibilités de modeleurs mais son avantage était un prix relativement bas), puis la torche LED qui était une très bonne solution (lumière blanche et continue, grand choix de modeleurs standard, torche relativement compacte mais puissance limitée) mais ce n’était toujours pas ça. Et puis j’ai vu un grand nombre de photographes que je suivais qui sont passés au flash.
Quoi ? Même les plus grandes fans de lumière naturelle se mettent au flash ? Il doit y avoir un truc…

Et comme j’avais envie de développer un peu plus la photo de studio pour mes autres séances, j’ai commencé à creuser.

 

Et les yeux des bébés dans tout cela?

C’était toujours ma plus grande crainte. La lumière naturelle ou continue ne varie que lentement, mais un flash ? C’est plus fort (quoi que…) et plus violent. J’ai profité de mon rendez-vous avec l’ophtalmologue pour lui en parler, et ses arguments m’ont bien rassuré. Il n’avait pas connaissance d’une étude à ce sujet mais il m’a assuré, que les paupières des bébés sont parfaitement capables de filtrer la lumière et protéger leurs petits yeux, à condition que le flash soit à faible intensité et bien diffusé. 
Vous allez voir qu’en réalité, c’est vraiment très facile à respecter.

 

Ok, c’est parti.. alors on achète quoi?

Ma priorité, c’était de me rapprocher au maximum du rendu de la lumière du jour diffusée par une fenêtre. Plus la source lumineuse est grande, plus la lumière est douce et diffuse. J’ai eu le choix d’opter pour une énorme octobox de 150 ou 180 cm (j’ai testé 110cm et ce n’était pas assez) ou pour un parapluie réflecteur avec un diffuseur.
J’ai opté pour le parapluie de 150cm. La marque importe peu, mais l’intérieur argenté donne une lumière un peu plus contrasté, et l’intérieur blanc, de la lumière plus douce.Maintenant parlons de la source, c’est à dire la torche. Sur ce point, la question était beaucoup plus facile, puisque pour garder la grande ouverture, il me fallait une torche avec une très petite puissance minimum. J’ai eu deux choix: La torche Rx One d’Elinchrom ou bien la D1 250 de Profoto. Quand je serai grande, je m’achèterai une D1, c’est certain. Mais pour l’instant, la RX One est largement suffisante pour mes besoins, même si sa construction parait relativement fragile comparé avec d’autres torches de la gamme Elinchrom.

 

Alors au final, comment tout cela a accéléré mon workflow?

Je pense que vous vous en doutez déjà un peu, mais pour moi, la première amélioration est arrivée avec le tri. J’avais tendance à « overshooter » comme on dit Outre-atlantique : utiliser le mode rafale quand ce n’est pas nécessaire, tripler mes prises de vue juste par sécurité etc…
Le temps de recharge du flash m’a appris à mieux gérer la prise de vue, et j’ai donc réduit le nombre de photos d’une séance à 170 en moyenne au lieu de 350 auparavant, pour livrer environ 40 photos finies au client. Je double quand même les prises, parce que la plupart de mes photos sont prises à une ouverture F2,2 donc je veux être sûre d’avoir des photos super nettes, et aussi capter les bonnes expressions de visage pendant les séances de famille, mais au moins, je ne me retrouve plus avec 5 photos de la même pose d’un bébé, qui ne bouge pas.

Mais le plus important, c’est le post-traitement. Quand on enlève les variations de la lumière naturelle, on se retrouve avec une lumière constante au niveau de l’intensité et de la couleur, tout au long de la séance. Lightroom permet de traiter les photos par lot et avec les presets que je me suis crée (et traitement par lot sur Photoshop), j’ai réussi à réduire le temps de traitement d’une séance, de moitié !

Aujourd’hui, cela fait plus d’un an que je ne réalise les séances en lumière naturelle qu’en déplacement chez mes clients et, à chaque fois, quand je dois repasser une à une les photos à traiter, je suis contente d’avoir fait cette transition vers la lumière artificielle.  Le plus drôle, c’est qu’en parlant de cet article, nous nous sommes rendues compte avec Hélène, que nous avons un parcours très similaire et vous pouvez trouver son article sur son site.

Et vous ? C’est plutôt lumière naturelle ou artificielle ?


Lucia

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest
  • 06/03/2018 - 11:03

    Anne Lise - C’est drôle, on dirait mon parcours lumière naturelle puis lumière continue. Et là je viens enfin de passer à la RX one. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la tester sur un NN, mais maintenant je suis rassurée. J’ai fait le bon choix RépondreAnnuler

Le nouveau-né posé un univers féminin ?

La photographie du nouveau-né posé est un exercice plein de délicatesse et de précision et il faut le reconnaître un milieu plutôt féminin. Néanmoins, loin de tous les clichés, il y a aussi des hommes qui ont choisi d’en faire leur spécialité.

Vous êtes surpris ? Ne le soyez pas !
Nous sommes à une époque où les super papas montrent qu’un homme peut faire aussi bien qu’une femme dans ce domaine qui lui a pourtant longtemps été réservé : celui du nourrisson.
Leur savoir-faire est donc le même que pour une femme.
La seule différence peut parfois résider dans le rendu des images, un univers peut-être moins féminin. Quoique… A chacun son œil !

Nous allons vous présenter ici des hommes qui ont choisi cette voie et nous les remercions de s’être prêtés au jeu des questions-réponses.

David Elisabeth, photographe à Paris
« Je pratique la photographie de façon professionnelle depuis environ 5 ans. J’ai commencé la photographie sans vraiment savoir ce qui me plaisait. Je savais simplement que je voulais photographier de l’émotion, des instants de vie… de l’humain. C’est instinctivement que je me suis tourné vers le mariage, puis les EVJF. Sur 5 ans d’activité, cela ne fait que 2 ans que je m’intéresse à la photo de nouveau-né.
Pourquoi ce choix ?
Pour être sincère, je ne savais pas que la photographie de nouveau-né était une spécialité à part
entière, et je connaissais encore moins l’univers du « posing ». Mais ça, c’était avant que je ne
devienne papa. Ma fille est née à 5 mois et j’ai passé beaucoup de temps à son « chevet » à
l’hôpital (pendant 4 mois) et pendant ce temps s’est développé en moi une fascination pour ces
petits êtres remplis de vie qui ont le don de placer sur nos visages des sourires béats.
Quelques mois plus tard,  je m’intéressais à la photographie de naissance, avec comme modèle
attitré… Ma fille ! »

Jérôme Jourdain, photographe à Montpon-Ménestérol
« Je suis photographe pro depuis maintenant 2 ans. J’étais auparavant chef pâtissier et passionné de photo, j’ai décidé de me lancer dans ce domaine…
Je fais du posing depuis le début, les photos « nouveau-né » sont celles qui me parlent le plus… cette douceur, cette fragilité, ces photos me touchent… peut-être parce que je suis papa, hihi »

Julien Castagnet, photographe à Saint-Loubès
« J’ai fais des études de photographie, CAP et BAC pro photo à Orthez. 2, 3 mois, après mes études je suis parti en Bretagne où j’ai été photographe tireur, un peu plus de 5 ans. En revenant sur la région Bordelaise, j’avais décidé d’avoir mon studio en 2012. Le 5 mars, je fêterai mes 6 ans d’ouverture du studio à Saint-Loubès.
Je me sens vraiment photographe professionnel depuis 6 ans et je me suis spécialisé en photographie de nouveau-né depuis 3 ans.
Le choix a été une évidence, lorsque j’ai fait des recherches pour une cliente et que j’ai découvert des photographes aux talents exceptionnels, entre autre Kelly Brown, photographe mondialement connue et reconnue qu’on ne présente plus, que je me suis dit « c’est ça que je veux faire ». J’ai été envouté.
A partir de ce moment-là, je me suis lancé dans l’aventure des petits bouts. »

Fabrice Lowys, photographe à Tournai
« J’ai lancé mon activité de photographe au début de l’année 2014, ça fait maintenant 4 ans.
J’ai commencé avec des séances portrait et quelques mariages. Mais j’ai assez rapidement ressenti le besoin d’explorer d’autres approches de la photo et je me suis intéressé à la photo de grossesse en studio et à la photo de nouveau-né.
J’ai fait ma première séance avec un bébé environ 1 an après le début de mon activité et j’ai su dès cette première expérience que je me spécialiserai dans cette voie. »

A la question « N’avez-vous pas eu peur du regard des autres, du manque de confiance éventuel du fait d’être un homme ? » dans l’ensemble la réponse est non même si parfois le doute a pu passer.

« Pour ma part, je n’ai jamais eu peur du regard des autres ou d’une éventuelle perte de confiance. Justement, les jeunes parents me confient ce qu’ils ont de plus cher à leur yeux et ils me font confiance, je n’ai pas le droit de les décevoir.
Je trouve ça plutôt marrant d’être un homme et je suis fier aussi de réaliser une activité qui est sollicitée par une grande, très grande partie des femmes. » Julien

« Au début non, je n’avais pas encore réalisé que cette spécialité était surtout réalisée par des
femmes, donc le regard des autres je n’y ai pas pensé une seule seconde, en tout cas au début.
Un jour, une cliente a annulé sa réservation en m’expliquant que son mari ne désirait pas que ce
soit un homme qui photographie sa fille. C’est ce jour-là, face à une dure réalité que j’ai commencé
à me poser des questions, tant et si bien que j’ai joué sur l’ambiguïté de mon nom (Elisabeth) et
sur mon site je n’annonçais pas vraiment la couleur, laissant les clients découvrir ma voix au
téléphone.
Et puis certaines remarques de client comme : « On ne s’attend pas à ce que ce soit un homme
qui fasse ce genre de photo… » étaient déstabilisantes.
Maintenant, je n’ai plus aucun problème à montrer ma photo sur les réseaux, ou à dire clairement
sur mon site que je suis un homme.
Mon expérience avec ma fille m’avait vacciné de la fameuse peur qu’ont les hommes pour manipuler les nouveau-nés. Ensuite, rien ne remplace l’assurance que procure la formation. » David

« Ca m’a bien évidemment traversé l’esprit mais ça ne m’a pas vraiment freiné dans le fait de continuer dans cette direction. Je dirai même que le défi de s’imposer en tant qu’homme dans cette discipline a été une motivation supplémentaire. » Fabrice

« Non du tout, ça ne m’a jamais préoccupé, je fais ce métier par passion, c’est vraiment un plaisir de se réveiller le matin et savoir que l’on va recevoir un bébé dans la journée, et pouvoir offrir un souvenir éternel aux parents. Pour le manque de confiance, honnêtement, je n’ai jamais été confronté à ça vis à vis de mes clients, je pense, sans prétention, que mon travail reflète ma personnalité et inspire confiance » Jérôme

Nous leur avons demandé quelles étaient/sont leurs préoccupations et vous savez quoi ? Elles sont les mêmes que pour une femme ^^
« Au début on se pose pas mal de questions à savoir comment se former, quel matériel il faut utiliser, où trouver les tenues pour les nourrissons et accessoires…
Aujourd’hui je suis beaucoup plus serein par rapport à tout ça.
Maintenant, je profite de me former et de m’éclater avec les petits bouts. » Julien

« Mes préoccupations ? en premier lieu de satisfaire mes clients, qu’ils repartent de chez moi avec le sourire, qu’ils aient passé un moment agréable et sachant qu’ils vont avoir de beaux souvenirs…
Ensuite ma seconde préoccupation, c’est de progresser, m’améliorer, je passe beaucoup de temps à analyser le travail de photographes que j’admire, comme Stephanie Lemmens par exemple, pour que mes photos soient de plus en plus parfaite, à la fois pour mes clients mais aussi pour moi. Quelle satisfaction de voir son travail s’améliorer » Jérôme

« C’était et ça sera toujours le besoin et l’envie de m’améliorer dans cette discipline tout en gardant mon identité masculine dans cet univers assez féminin. » Fabrice

David a vu son « genre » impacter ses préoccupations « Face aux éventuelles résistances, j’ai réalisé l’importance de rassurer les parents dans tous les aspects de la relation client au point que cela devienne obsessionnel : ma voix au téléphone, mon apparence, ma gestuelle avec les bébés, ma tenue, ma façon de parler, mon matériel et surtout la mise en avant des témoignages des précédents clients sur mon site, je ne laisse rien au hasard afin qu’à chaque étape, les parents comprennent qu’ils ont en fasse d’eux un professionnel, et oublient le stéréotype de l’homme maladroit, gauche, manquant de douceur et de tact, etc. »

Si on reste dans les stéréotypes, il est naturel que les femmes aiment ce genre de pratique de la photographie notamment à cause de ce bébé tout mignon à cajoler (bon c’est un peu vrai tout de même qu’ils nous font craquer ces bébés, si petits et pourtant déjà si parfaits). Alors les hommes qu’est-ce qui leur plait dans leur pratique ?

« À chaque séance, je réalise le bien-être et le calme intérieur que ces petits êtres me procurent dans ce
monde où tout n’est que stress. J’aime aussi le fait de pouvoir prendre le temps : le temps de chiner
des accessoires dans le monde entier et d’en réaliser moi même, le temps de faire prendre la
pose au bébé, prendre le temps de chercher le bon angle qui le mettra en valeur … on est loin de l’univers
du mariage où l’horloge joue souvent contre nous. » David

« Ce qui me plait et ce qui me fait énormément plaisir c’est deux choses: c’est de voir les mamans émues pendant la séance photo et lors de la présentation des photos en diaporama. » Julien

« J’aime le contact avec les bébés, ils sont tous différents, ils ont déjà leur propre personnalité, c’est à moi de m’adapter très vite à eux pour qu’ils se sentent en confiance et soient détendus tout au long de la séance.
Et c’est toujours un plaisir de créer des décors différents pour coller au mieux aux attentes des parents.
J’aime énormément ce travail de minutie pour tenter d’obtenir la photo la plus parfaite possible. » Fabrice

Bien sûr nous leur avons posé la question de la formation, se sont-ils formés et comment ?
Là encore pas tant de surprise : Tous ont éprouvé le besoin de se former comme n’importe quel professionnel. Formations en ligne, tutoriels, livres ou workshops en tout genre, chacun est allé piocher à droite et à gauche de quoi perfectionner ses images et les réaliser en toute sécurité.

Pour terminer nous leur avons demandé ce qui leur parait essentiel dans leur travail et comment ils décriraient leurs images ?

 


« La patience ! Travailler avec des bébés requiert une technique bien spécifique mais ce qui me parait vraiment essentiel, c’est de savoir rester calme en toute circonstance.

Un bébé est une vraie éponge et mon rôle est avant tout de mettre tout en oeuvre pour que bébé et les parents soient le plus détendus possible.
C’est important pour moi que tout le monde passe un bon moment et que la séance reste un beau souvenir dans la tête de chacun.
Ma plus belle récompense est de voir les sourires et parfois les larmes d’émotion quand ils découvrent les photos terminées.

J’aime les tons neutres et les matières naturelles, j’essaie de faire en sorte que mes décors soient le plus sobre possible pour que bébé reste le sujet principal sur chaque photo.
J’essaie de proposer un travail qui sera le plus intemporel possible. » Fabrice


« Ce qui est important, c’est d’accompagner les futurs parents, les rassurer et leur expliquer les manipulations que je vais réaliser tout au long de la séance avec leur petit bout. Une séance bien préparée à l’avance et une séance qui rassure. Sachant que dès qu’ils sortent de la maternité ils sont aussitôt au studio.

Mon travail est simple, épuré, des couleurs douce. J’aime la simplicité. » Julien


« Ça paraît évident, mais je dirais que l’essentiel dans mon travail c’est bébé : sa sécurité, sa mise

en valeur, son bien-être.
Toute mon énergie lui est dédiée avant, pendant et après la séance.
Tout est pensé pour une sécurité optimale jusqu’à la marque de lessive qui servira à laver certains
accessoires.
Je réfléchis beaucoup aux couleurs et matières de mes accessoires, car pour moi toutes ces
choses sont au service de bébé et non l’inverse.

Mon travail est minimaliste (sans fioritures) faisant la part belle aux tons naturels/neutres, aux
textures, à la douceur et aux émotions perçues.
Je désire à chaque photo, célébrer ce miracle de la nature qu’est un nouveau-né.
Et puisque la nature est bien faite, moins on s’en éloigne, par les couleurs et les matières plus les
émotions figées à travers l’objectif paraissent évidentes et belles. » David

« Ce qui me parait essentiel dans cette pratique, c’est la patience, la douceur, il faut aimer les enfants pour faire ces photos…

Comment je décrirais mes photos ? j’aime que mes photos soient épurées et douces, je suis très contenant, lit bois, panière et autres , jouer avec les matières, le bois, les laines, des tissus, apporter un coté cocon… laisser imaginer que bébé, se trouve dans un chalet, confortablement installé près d’un feu, au calme… »
Jérome

Voilà donc, plus on avance, plus on se dit que le photographe de nouveau-né est bien une femme comme les autres ^^
Trêve de plaisanterie, nous constatons combien la photographie de nouveau-né posé au masculin ne diffère en rien de celle au féminin. C’est un univers féminin certes mais les hommes y excellent tout autant et partagent exactement les mêmes préoccupations que nous : sécurité et amour du travail bien fait et de l’expérience client réussie.

Vous souhaitez découvrir plus en avant leur travail ? C’est ici :
www.juliencastagnet.com
www.davidelisabeth.fr
www.fabricelowys.com
www.jerome-jourdain-photographe.com

Envoyerun message Partager sur Facebook Partager surtwitter Partager surPinterest