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Accoucher en maison de naissance

Il y a mille façons de vivre sa grossesse et d’appréhender l’accouchement. Certaines ont hâte, d’autres ont peur, certaines s’amusent ou se raccrochent à des détails techniques tandis que d’autres rêvent de laisser vivre…

Et pour toutes ces façons de voir les choses, il y a encore peu, nous avions en France principalement une option : La clinique privée ou l’hôpital public.
En grande majorité, l’accompagnement y est très médicalisé et cela ne convient pas à toutes. Certaines maternités offrent un suivi plus proche de l’humain que du médical où seules une sage-femme et une aide-soignante vous accompagnent en toute physiologie mais ce n’est pas monnaie courante.

L’accouchement à domicile, lui, est très marginalisé en France, est dans certaines régions c’est carrément impossible. Pourtant dans certains pays comme les Pays-Bas c’est relativement normal.

Mais depuis 2015, après plusieurs années de revendication, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes a obtenu l’aval du gouvernement et une petite évolution des mentalités pour l’ouverture, à titre expérimental, de Maisons de naissance dans 9 villes françaises.


Une maison de naissance, mais qu’est-ce que c’est ?
C’est tout simplement un lieu qui permet à des femmes d’accoucher sans hospitalisation et sans médicalisation. Plus précisément il s’agit de structures tenues par des sages-femmes et à proximité immédiate d’une maternité partenaire, qui assurent le suivi des grossesses et les accouchements.

Comment ça se passe ?
Tout d’abord, seules les futures mamans sans pathologie particulière peuvent y être admises (par exemple pas de grossesse gémellaire, ou de mamans ayant déjà eu une césarienne). Le but n’est pas de prendre des risques démesurés et tout est prévu pour que cette non-médicalisation ne devienne pas une source de risques.

Le texte de loi indique que les sages-femmes y travaillant doivent être en mesure de pouvoir intervenir à tout moment, tous les jours de l’année, dans un délai compatible avec l’impératif de sécurité.
L’avantage est donc qu’avec une telle disponibilité, vous êtes assurée que le duo de sages-femmes qui vous accompagnera sera connu et vous permettra de vivre ce moment en toute confiance.

Un duo de sage-femmes ?
Oui, les sages-femmes doivent être présentes par deux dans les locaux, ainsi en cas de « situation d’urgence » le transfert de la mère (et éventuellement de l’enfant) se fera très rapidement et de façon organisée. Une fois encore tout est pensé pour minimiser les risques.

Enfin, bien évidemment ce sont les sages-femmes de la maison de naissance qui géreront les dépistages obligatoires pour tous les nouveau-nés (mucoviscidose, hypothyroïdie…)

Mais alors concrètement ça marche comment ?
Une maison de naissance ressemble à…. une maison!
L’univers chaleureux et cocooning d’un foyer y est reconstitué. On y trouve un salon, une cuisine, des chambres avec du mobilier de maison et non du mobilier d’hôpital. Il y a peu d’appareils médicaux.
Rassurez-vous, les sages-femmes ont du matériel en cas de nécessité.

Vous êtes alors libre de vos mouvements, de vivre votre accouchement comme vous en rêvez, comme vous le ressentez, tout en étant accompagnée de la présence discrète et bienveillante de sages-femmes.


Le seul bémol est le surcoût de quelques centaines d’euros que cela engendre car il faut payer l’astreinte des sages-femmes. Néanmoins c’est le prix à payer pour un accouchement sur-mesure et espérons que si l’expérimentation durait, une meilleure prise en charge financière serait possible.

C’est fabuleux, où trouver une maison de naissance ?
Voici la liste des 9 maisons de naissance expérimentales :
– CALM-maison de naissance à Paris
– Premier Cri à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne)
– Un Nid pour naître à Nancy (Meurthe-et-Moselle)
– Maison de naissance Alsace (MANALA) à Sélestat (Bas-Rhin)
– Maison de naissance Doumaia à Castres (Tarn)
– La Maison à Grenoble, Le temps de naître à Baie-Mahault (Guadeloupe)
– Joie de naître à Saint-Paul (La Réunion)
– Premières heures au monde à Bourgoin-Jallieu (Isère)

C’est tout ? À quand une multiplication de ces perles rares ?

Une première évaluation de l’expérimentation doit être réalisée par l’agence régionale de santé (ARS) au bout de deux ans de fonctionnement et en grande majorité, ces maisons sont dans leur première année, il faudra donc encore être patientes.
Pour les plus réticents, sachez que ces structures ont largement fait leurs preuves à l’étranger (Québec, Pays-BAs par exemple) et il n’y a pas plus de risque grâce à la sélection de départ.

Merci à Anne Mangeon pour ses photographies réalisées à Un Nid pour naître à Nancy.

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